soeurs catholiques

Petite leçon de sociologie en cathosphère…

Anne-Joëlle PHILIPPART

Depuis plus d’un siècle, la liberté d’expression et la maturité démocratique ont progressivement fait évoluer nos sociétés vers plus de tolérance, d’égalité et de reconnaissance de toutes et de tous quelles que soient leurs différences. Dans la Cité, il n’y a quasi plus « ni juif, ni grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme ni femme » (Ga 3, 28) car tous sont reconnus d’une même humanité. Les valeurs évangéliques ont été intégrées dans l’ADN de la Cité par des siècles d’influence chrétienne.

Pauvres frères religieux ! Vraiment ? Et les sœurs alors ?

Anne-Joëlle PHILIPPART

Depuis 2008, le Vatican cherche une façon de valoriser les religieux frères non prêtres. Ceux-ci, non ordonnés, resteraient trop souvent « au deuxième plan ». La structure de l’Eglise est telle, en effet, que pour y exister véritablement, il faut être ordonné. On peut donc aisément comprendre qu’il ait fallu déployer, pendant 7 longues années, toute la créativité vaticane pour enfin donner à ces consacrés, non prêtres, une véritable dignité. Comment ces frères ont-ils pu accepter et endurer cet état aussi longtemps ?