Un certain regard sur la vie religieuse

Comité de la Jupe
Sœurs Jeanine Lhermet, Danielle Adam.

Au cours des siècles, surtout à partir du 19e , l’Église a permis aux femmes des nombreux instituts religieux féminins qui se sont créés, d’accéder à une promotion.

Elles ont pu partir dans des pays lointains, rencontrer d’autres cultures, d’autres religions, et s’ouvrir à des mondes inconnus, partager l’existence des gens (hôpitaux, écoles, dispensaires, ateliers, PMI, proximité et partage avec les femmes etc…)

Nos fondatrices, avec foi et courage, malgré les difficultés de ces époques, n’hésitaient pas à envoyer leurs sœurs dans des endroits incertains. Ces sœurs étaient souvent des pionnières, des aventurières, des femmes fortes où la peur laissait place à beaucoup d’audace, dans une confiance chevillée au Dieu qui les avait appelées, et dans le service de tous.

Souvent silencieuses au sein de l’Église, mais ouvertes à toute l’humanité, surtout souffrante, elles se sont engagées, certaines en donnant leur vie.

En voici quelques exemples, prises au sein de notre ordre, les Franciscaines missionnaires de Marie :

Sœur Lucie, née en 1920. En octobre 1946 elle est envoyée en Chine, long voyage en bateau avec beaucoup d’escales et échanges avec nos sœurs présentes sur le terrain. Elle arrive à Shanghaï où l’attend un voyage en bateau sur le fleuve Bleu jusqu’à Ichang (communauté fondée en 1889). Six mois d’études du chinois. Après des difficultés en Chine, et le départ des sœurs étrangères, elle rejoint une mission en Malaisie, à Singapour, enseigne dans une école professionnelle, dirigeant un Centre Social, engagée dans le travail pastoral, après un temps de formation biblique et catéchétique.

Sœur Hélène, née en 1921, envoyée au Maroc en 1966 à l’Hôpital Averroès à Casablanca, en chirurgie femmes, de 1970 à 1982, nous la retrouvons à Aïn-Chock, au service des lépreux. Envoyée à Khouribga, comme bénévole, à bicyclette, elle parcourait les douars à la recherche de tous les handicapés qui ne s’étaient pas présentés au rendez-vous. Son dernier séjour fut à Taroudant, au Maroc, pendant 5 ans, s’occupant d’enfants handicapés.

Sœur Hélène-Odile, née en 1916, part pour la Guyane à St Laurent du Maroni. Elle s’engage auprès des plus pauvres: Amérindiens, et surtout les descendants des anciens esclaves, le plus souvent sans papier civil. Sa profession d’assistante sociale l’aide beaucoup pour toutes les démarches. Avec une voiture deux chevaux, elle emprunte les pistes et les sentiers pour rejoindre les villages isolés et même parfois la pirogue sur le long fleuve Maroni. Elle organise des leçons d’alphabétisation pour les ados. Très aimée des personnes qu’elle a pu aider, elle a suscité beaucoup de reconnaissance.

Sœur Geneviève, née en 1927, part pour le Sénégal, à Dakar où elle resta trente-trois ans à la pouponnière comme infirmière puéricultrice et comme responsable de la pouponnière. Elle s’occupe d’enfants abandonnés pour de multiples raisons, de mamans mortes en couche, dans la brousse, de célibataires rejetées par leur famille. Parfois les bébés étaient amenés par la police, ou tout simplement trouvés dans le jardin des sœurs.

Certaines autres de nos sœurs ont aussi été emprisonnées. D’autres sont présentes dans les pays en guerre où elles sont accueillantes aux détresses. D’autres aussi sont dans des camps de réfugiés, avec les organismes où tant de laïcs sont présents. Tout cela n’est pas médiatisé.

Au début de notre Institut, alors que notre fondatrice était encore vivante, sept de nos sœurs ont été martyrisées en Chine, avec d’autres chrétiens chinois, tuées par les Boxers. Ils ont tous été canonisés.

 

Sœurs Jeanine Lhermet et Danielle Adam, Franciscaines missionnaires de Marie

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Commentaires

Martine, une soeur( biologique ) de Danielle Adam est toute ravie de la lire Leur père qui avait 5 filles disait « j'avais 5 filles l'une est devenue ma soeur puis ma mère et quelques années après me voilà avec 2 fois le même gendre et pas n'importe quel gendre....»

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