Cercle de silence

Comité de la Jupe

 

Le Comité de la Jupe, soutenu par la CCBF (Conférence Catholique des Baptisés Francophones) met en œuvre une des décisions du Conclave des femmes du 9 mars dernier.

Deux cercles de silence se dérouleront devant la Conférence des Evêques de France (58, av. de Breteuil, Paris, 75007) à l’occasion de l’assemblée générale des évêques de France : mardi 16 avril de 8h30 à 9h30 et jeudi 18 avril de 17h à 18h.

Par notre présence silencieuse, nous, femmes catholiques, signifions notre tristesse devant la non-adéquation, sans équivalent dans nos sociétés occidentales, entre nos multiples capacités et notre rôle actuel, celui de petites mains de l’Église. Nous demandons à nos frères évêques qu’ils nous aident à faire cesser ce qui est à la fois une injustice grave et un incompréhensible gâchis.

Contact : 06 67 69 48 95

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Commentaires

"alors que devant les locaux de la CEF, avenue de Breteuil à Paris le Comité de la jupe, composé de femmes qui demandent une meilleure représentativité dans l’Eglise, forme un cercle de silence" http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/andre-vingt-trois-il-se-prepare-une-societe-de-violence-16-04-2013-39196_16.php

Comment ça s'est passé ce matin ?

Nos frères évêques (pas tous très à l'heure), ont largement fait comme s'ils ne nous voyaient pas (de fait, ils ne voulaient pas nous voir), mais ils nous regardaient quand même un peu en coin. En fait, c'était assez rigolo. Les policiers sont venus vérifier notre autorisation préfectorale, ils étaient très aimables et nous ont souhaité bon courage. Personne de la Conférence des évêques n'a songé à nous apporter un café, dommage car le printemps était un peu timide. Par un heureux effet du hasard. Quand nous avons formé le cercle, nous étions 23. Amusante coïncidence… et puis le cercle s'est élargi. Et quelques hommes, 3 ou 4 étaient avec nous. En fait ce silence, la simple présence, on est là, et une véritable forme de communication. Non agressive mais le silence et l'immobilité sont une bonne réponse à l'indifférence, au mépris, à l'ironie. Personnellement, j'ai trouvé l'exercice très "zen". Je me réjouis de rééditer l'expérience jeudi.

Comme beaucoup d'autres sans doute, je ne peux être à Paris ces 16 et 18 avril. Mais là où je serai, je me joindrai à votre action. J'invite celles et ceux qui s'y associent à le faire savoir afin que ce message soit communiqué et que la démarche initiée par la Conclave des femmes ne soit pas considérée comme l'initiative d'un groupuscule.

oui compte rendu très juste de christine !! il y a même eu deux approches timides le même jour j'ai eu un beau texte sur le lépreux de Saint François "Dans le prolongement du 50ème anniversaire de Vatican II, François souligne l’urgence de ce ‘prendre soin’ pour que le monde ne touche pas les extrêmes d’une folie destructrice. Il y eut ce baiser par lequel Jésus fut arrêté, mais François d’Assise, qui est sans doute celui qui a le mieux compris l’Evangile, offre cet incroyable baiser au lépreux. La relation n’est pas seulement restaurée, elle suscite un autre regard qui enfin ne s’arrête point sur les finitudes mais sur l’infini que chaque être porte en lui-même. " et bien je me suis sentie comme le lépreux et je n'ai eu aucun baiser!! on peut sourire car leur attitude est un peu infantile !!! claudine

Certains commentaires sont sur LA JUPE et d'autres sur CCBF, un peu compliqué à suivre... Ceci dit, les cercles de silence sont une bonne méthode pour beaucoup de causes, il suffit de savoir se taire...J'ai expérimenté en d'autres temps que ce n'était pas donné à tout le monde !

0 Christine Oui, le silence possède une force puissante. Lorsqu'une personne affirme haut et fort son point de vue et ses idées, il se trouve toujours quelqu'un pour se lancer dans une contreverse. Mais devant une personne silencieuse... debout et silencieuse... debout et digne... devant une telle force de présence... aucune contreverse n'est possible. Alors devant 23 personnes silencieuses, debout, digne et donc, indéniablement "présentes", ces pauvres évêques ont dû se retrouver quelque peu désarmés! Pour Elie, Dieu se disait dans une "brise légère". Le Christ lui-même, a gardé le silence devant ses accusateurs et ses bourreaux. C'est ce qui a permis à un soldat romain de s'écrier: "Cet homme était vraiment le Fils de Dieu". La sagesse de Dieu est folie comme nous le dit si bien saint Paul! De tout temps; Dieu s'est fait connaître à des hommes et des femmes par le silence, et tout porte à croire qu'il continuera! C'est le mystère de Dieu... Pour moi, il est certain que Dieu était présent dans le cercle de silence. Bravo pour votre initiative "désarmante" de simplicité et de présence.

Par la pensée je m'associe aux deux cercles de silence. C'est une riche idée, j'espère que des évêques vont s'interroger et en parler entre eux...De plus, j'aurais bien aimé aller sur la prestigieuse avenue de Breteuil, découverte, pour moi, grâce au Monopoly.. Pour un appel à la non-violence, je préfère la lettre de Karl Zéro à sa belle-soeur Frigide Barjot au discours d'ouverture de Mgr Vingt-Trois..

Les cercles de silence sont d'excellentes manifestations protestataires non-violentes. On peut considérer que leur fondateur est sans doute Gandhi. Cependant, il faut que l'enjeu en vaille la peine. j'ai participé à certains pour d'autres causes (sans-papiers). Et là, je peux assurer que les policiers étaient moins aimables. Quitte à faire un cercle de silence, il m'eut paru plus opportun de se réunir pour protester contre la récente attitude homophobe des représentants officiels de l'Eglise; contre le fait que des curés de paroisse aient osé rameuter leurs ouailles pour participer aux manifestations(au mépris de la laïcité que l'on invoque sans cesse à tort et à raison); contre les propos de MGR 23 que vous aurez pu lire çi dessus. Il invoque le message du Christ, quand le Christ a -t-il demandé de crier contre les droits des autres, de les stigmatiser, de refuser de les comprendre? Réalise -t-il de surcroît combien les propos récents des ecclésiastiques (la polygamie et la zoophilie annoncés d'un autre évêque y compris!) ont écoeuré les personnes homosexuelles, vidé les églises, discrédité le catholicisme et la foi ? Comment se justifier d'être encore catholique? Voilà, cela aurait mérité en premier lieu une telle manifestation.

Voici la vidéo que nos amis de Parténia, en la personne de Gérard Warenghem, ont eu la gentillesse de confectionner et de mettre en ligne sur leur site : à partir du lien ci dessous, laissez-vous guider par "cercles de silence ". Et devinez quel est le visiteur final qui semble tout à fait se plaire au milieu de nos banderoles... ? Anne http://partenia2000.over-blog.com/pour-une-juste-place-des-femmes-dans-l-eglise

Et ce soir, c'était bien ?

Bonjour Je viens de terminer la lecture du livre 'Dieu aime-t-il les femmes?' J'ai bien aimé l'analyse de Mme Soupa . Le titre de cet ouvrage m'a intriguée car je n'ai jamais douté de l'amour de Dieu pour les femmes; Jésus n'a-t-il pas tout d'abord apparu à une femme après sa résurrection? Par contre j'ai été très surprise et peinée d'apprendre que les femmes en France sont quasi absentes des célébrations dans les églises catholiques sinon pour assister à la messe. Je savais qu'en France, on utilise encore le mot Homme pour décrire le genre humain car des gens interviewés à la radio et qui ont un accent Français parlent encore de cette façon. Ici au Québec, il y a eu un fort mouvement féministe dans les années 70 qui a laissé des traces sur la façon de s'exprimer et sur la société en général. En effet, depuis plus de 30 ans les femmes conservent leur nom de famille lors du mariage et peuvent le transmettre à leurs enfants. Dans une famille sur trois, la femme gagne un meilleur salaire que son conjoint... Mais je m'égare. Pour en revenir aux célébrations à l'église, j'ai 52 ans et j'ai toujours vu des femmes participer aux messes, que ce soit à l'animation, la musique, les lectures etc. Ma mère a servi la messe à l'émission Le Jour du Sergneur à la télévision de Radio-Canada. Seules la lecture de l'évangile, l'homélie et la consécration sont réservées au prêtre. Des laïcs hommes ou femmes donnent la communion et peuvent baptiser les touts petits. Les enfants de l'assemblée peuvent assister à une célébration appelée 'petite église' dans la sacristie oû l'évangile leur est expliqué, avec parfois des bricolages. Ils reviennent rejoindre le prêtre autour de l'autel pour réciter le Notre Père . Il y a environ 15 ans, nous avons habité en Ontario oû la culture est anglophone et la participation des femmes et des enfants lors des messes était identique à ce que nous voyons au Québec. Les mentalités sont parfois lentes à changer mais il ne faut pas perdre espoir. Comme on dit ici : Lâchez-pas !

@ Brigitte Trudel Il y a quelque chose que vous avez mal compris dans le livre d'Anne Soupa: les femmes sont très présentes dans les célébrations de la messe, en France. Elles font des lectures (sauf l'Évangile, qui est réservé au prêtre, ici comme chez vous), distribuent la communion, et il y a des filles parmi les servants d'autel (quand il y a des servants d'autel, ce qui n'a rien de nécessaire). Quand une personne dirige les chants (la dernière mode est de parler de "chantre" et non pas d'animateur, mais passons...) ce peut être aussi bien un homme qu'une femme, et à mon avis, les femmes sont plus nombreuses. Le problème soulevé par Anne Soupa, c'est qu'il y a un mouvement, parmi les prêtres, qui tend à restreindre l' intervention des femmes pendant la messe. Cela se manifeste principalement à propos des servants d'autel: certains prêtres refusent que les filles en fassent partie. Et dans certaines paroisses, cette tendance à écarter les femmes concerne aussi la distribution de la communion, ou même les lectures. Voyez notre "cartographie" de ce problème! Cette évolution n'est pas majoritaire, mais elle est inquiétante, parce que c'est un retour en arrière, et que ce n'est pas le fait de quelques personnalités marginales, mais bien une volonté collective, opiniâtre et organisée, de certains milieux cléricaux, de repousser les femmes au plus loin du "sanctuaire", comme on aurait dit dans le Temple de Jérusalem, c'est-à-dire pour nous, au plus loin du choeur où se tient le prêtre. C'est toute une conception de la messe et le l'Église qui s'exprime là. Je ne développe pas, d'autres auront peut-être envie de le faire... Une conception qui fait du prêtre une personne sacrée, et du sacré un monopole masculin.

Un très bon article dans La Vie sur la place des femmes dans l'Église, avec mention du Conclave des femmes et des Cercles de silence. http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/place-des-femmes-ca-bouge-dans-l-eglise-catholique-23-04-2013-39548_16.php

oui très juste c'est ce retour au sacré très paîen qui est anormal cette volonté de rester entre hommes ce côté "impur" de la femme Mgr Barbarin l'a bien exprimé sans le vouloir l'autre jour en venant nous voir et en nous disant : qu'il ne serait pas contre pour l' élection du Pape , des femmes pourraient être électrices mais qu'il était opposé à tout ministère sacramentel : diacre ............!! c'est à mon sens : pas touche à l'autel ......... il y a bien chez les jeunes prêtres et leur fan club : 2 êtres humains la femme qui est soumise et inférieure et l'homme image du Christ dans le prêtre il ne leur vient pas à l'idée que Dieu n'est pas sexué !!

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