Le recul de la cause des femmes sous le pontificat de Jean-Paul II

Anne SOUPA

jean-paul2pape Jean Paul 2 en Colombie. 1986.

 

En canonisant Jean-Paul II, Rome accepte de pactiser avec les ombres de ce pontificat. On a souvent évoqué le double aveuglement du pape devant les agissements pervers du fondateur de la Légion et devant les crimes pédophiles de certains prêtres. Mais envers les femmes, ce sont ses propres initiatives qui sont en cause. Il faut dire que l’émancipation des femmes forçait l’Église de la seconde moitié du siècle dernier à se prononcer. Vatican II prend clairement position en refusant « toute forme de discrimination fondée sur le sexe » (Gaudium et Spes, 29, 2) et Paul VI, tout en restant sur les positions traditionnelles de l’Église, prône une intense promotion des femmes dans la société et dans l’Église.

Mais Jean-Paul II, en apportant une réponse très particulière à la question de l’émancipation des femmes, infléchit gravement le cours des choses. Déjà, avant même d’être pape, il avait obtenu de Paul VI le refus de la contraception, contre l’avis dominant de la commission ad hoc. (Humanae Vitae, 1968). Et surtout, durant tout son pontificat, il a déplacé la question en faisant remonter son analyse au niveau ontologique : plutôt que de reconnaître l’égalité foncière entre hommes et femmes, il a voulu établir sa conception de la différence féminine, fondée sur une vocation originelle et il l’a imposée aux femmes, allant bien au-delà de la position classique de l’Église, infirmant même certaines positions de son prédécesseur.

Jugeant sans doute que celui-ci (Inter insigniores, 1976) n’avait pas assez verrouillé théologiquement l’accès des femmes à la prêtrise, Jean-Paul II insiste dans Ordinatio sacerdotalis (1994), qui requalifie la matière au niveau de « la constitution divine même de l'Église » et non plus d’une simple discipline interne, ajustable selon les temps et les besoins. L’Église « n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles. » Conclusion : la matière même sort du champ du débat.

Parallèlement, un front s’ouvre, comme souvent en matière religieuse, du côté des sources scripturaires. Dans la Lettre aux femmes de 1995, écrite peu avant la Conférence de l’ONU sur les femmes, à Pékin, Jean-Paul II voit dans le fameux verset du récit de la création de l’homme et de la femme (« Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui soit assortie » Genèse 2, 18) le fondement de « la vocation de la femme », qu’il définit ainsi : « Depuis l’origine, donc, dans la création de la femme est inscrit le principe de l’aide » (§7). Mais la lecture du pape sur interprète le texte. En effet, dans ce récit, le terme hébreu, adam, traduit en Français par homme, désigne l’être humain en général, non encore différencié. Comment prétendre alors fonder la vocation de la seule femme, sinon en tordant le sens d’un récit qui installe tout être humain en vocation d’aider l’autre ?

Une fois ce léger gauchissement effectué, l’écheveau se dévide tout seul. Dans la même Lettre, le pape poursuit : « C'est en effet spécialement en se donnant aux autres dans la vie de tous les jours que la femme réalise la vocation profonde de sa vie » (§12). Et le cardinal Ratzinger, son préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, de surenchérir, dans la Lettre aux évêques de 2004 : « La femme garde l’intuition profonde que le meilleur de sa vie est fait d’activités ordonnées à l’éveil de l’autre, à sa croissance, à sa protection. (…) Cela développe en elle le sens et le respect des choses concrètes, qui s’opposent aux abstractions souvent mortifères pour l’existence des individus et de la société. » (III, 13).

Ainsi dessinée, la différence féminine ne peut que croître et embellir. Jean-Paul II invite ardemment les femmes à se précipiter vers leur vocation unique : aimer, envers et contre tout, comme Marie, vierge et mère à la fois. Marie, qui réalise « la plénitude de la perfection de «ce qui est caractéristique de la femme», de «ce qui est féminin». Nous nous trouvons ici, en un sens, au point central, à l'archétype de la dignité personnelle de la femme » (Lettre apostolique Mulieris dignitatem II, 5, 1988).

Comme la plupart des différentialismes modernes, celui de Jean-Paul II s’appuie sur force compliments. « Femmes, il vous revient d’être sentinelles de l’invisible » dit-il à Lourdes en 2004. Et dans la Lettre aux femmes, il les remercie, loue leurs vertus et, se faisant leur protecteur (un rôle bien masculin !), il entend les défendre contre toutes les violences dont elles sont l’objet, celles du sexe en particulier. Mais il faut bien voir que cette édification d’une différence flatteuse et d’une vocation si prestigieuse revient à dresser les barreaux de la cage où Jean-Paul II enferme les femmes, même s’il en cisèle les barreaux à l’or fin. En effet, à partir du moment où la « vocation » est propre aux seules femmes, elle déqualifie l’être féminin. L’homme n’a pas de vocation, il est. La femme, elle, est faite pour. Injonction terrible, qui assujettit, instrumentalise, mais aussi culpabilise, car si la femme ne fait pas ce pour quoi elle a été créée, elle se met en faute.

Quant à exalter en Marie le modèle de « la femme » accomplie, c’est flirter avec un fondamentalisme bien éloigné du projet biblique. Pourtant, Paul VI avait rappelé avec force que Marie était la figure de tout croyant, quel que soit son sexe !

Enfin, l’usage inconsidéré de la louange trahit une idéalisation qui nuit aux vraies femmes. Le bien dont Jean-Paul II gratifie les femmes va en réalité à une femme idéale, fantasmée, inaccessible, « la femme ». Être vierge et mère, qui pourrait supporter le défi ? Femme si désincarnée qu’elle en devient une femme objet, tandis même que le pape dit vouloir le contraire...

Car avec force séduction, Jean-Paul II a tout simplement occupé le terrain, il a bien « communiqué ». Mais le constat s’impose : ce pape qui a tant parlé des femmes n’a fait que parler à leur place. Les femmes dans l’Église catholique sont toujours « inaptes », à exercer la cure d’âmes, à prêcher, à enseigner, à sanctifier, à gouverner. Ainsi, le masque est levé : comme le différentialisme prôné par les Blancs américains envers leurs concitoyens Noirs, le différentialisme catholique initié par Jean-Paul II se révèle être d’abord un combat pour ne pas reconnaître aux « différents » le statut de sujet.

Anne Soupa, présidente du Comité de la jupe, auteur de Douze femmes dans la vie de Jésus, Salvator, 2014

Crédit Photo. Hernan Valencia. Publiée sous licence Creative Commons. Source Flikr.

Share

Commentaires

chère Anne être mère et vierge c'est garder sa mère pour soi, fantasme infantilisant...... manque de maturité ..........sexualité détournée ou niée juste un cri du cœur ils sont peut-être Papes et Saints ils sont immatures humainement!!

Le pape François au cours de la canonisation des deux papes a précisé dans son homélie : pour Jean XXIII "j’aime penser à lui comme le Pape de la docilité à l’Esprit Saint." pour Jean-Paul II " saint Jean Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu’il aurait voulu qu’on se souvienne de lui comme du Pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles" Si réellement François tient à ce que le chemin synodal sur la famille soit balisé par la conception de la femme et de la famille selon Jean-Paul II, le recul ne risque-t-il pas de s'accentuer ? En tout cas je crois qu'il n'y aura qu'une petite catégorie de randonneurs sur ce chemin synodal bien étriqué ? Mais reste une inconnue : l'intention de l'Esprit-Saint !

Les papes ne sont pas des dieux. Ce sont des êtres humains, de sexe masculin, et élevés comme tels. Ils peuvent donc commettre des erreurs de discernement sur certaines questions, et être aussi aveuglés que leurs contemporains sur les femmes. Le recul de la cause des femmes ? jean Paul II fut un militant obstiné pour la Paix, contre l'anti sémitisme et le racisme, et ce sont des causes qui rejaillissent positivement sur les femmes, premières victimes avec les enfants des conflits armés. Je crois que de très bonnes analyses ont été faites de son écrit sur "la dignité des femmes". C'est déjà très bien qu'il ait reconnu cette dignité publiquement, car beaucoup de religieux de par les siècles passés nous ont vues comme des couveuses vivantes et des domestiques. Où sont donc passés la bienveillance et le non-jugement dés qu'il s'agit de jean Paul II, (ou d'autres personnes qui semblent être la cible de catholiques progressistes, d'ailleurs). Quand à parler du "différentialisme" des Blancs envers les Noirs Américains, c'est une profonde erreur :les blancs ont été racistes, c'est à dire qu'ils affirmaient l'existence de races dont certaines étaient inférieures naturellement. Cela n'a rien à voir avec ce que vous nommez le différentialisme, qui a été au contraire prôné par Malcom X, avec le "Black is beautiful ". Le différentialisme consiste à voir la différence comme une valeur, le racisme , comme une infériorité. L'astuce de beaucoup, lorsqu'il s'agit des femmes, est d'en faire une "valeur infériorisante", c'est à dire du plus faire un moins. POur en revenir à JP II, je pense que si le Pape actuel l'a canonisé , c'est qu'il avait une bonne raison, et je ne me permettrai pas de me croire plus autorisée que lui à juger de sa sainteté.

Les catholiques éclairés condamnent l'obscurantisme et à l'égard des femmes, Karol Wojtyla, saint ou pas ne mérite pas d'éloges. Mais c'est votre droit le plus strict, Michelle, d'exalter la différence des femmes sans prendre en considération que vous faites le lit de ceux qui assignent les femmes à cette différence qu'ils définissent à la place des femmes - et c'est bien le cas de Jean Paul II. Je rappelle que la position du Comité de la Jupe a été et est toujours de défendre la plus stricte égalité et la parité, se réservant d'envisager les questions de différence quand l'égalité sera acquise et pas avant.

Je me demande, dans ce cas, comment vous répondrez aux hommes qui voudront eux aussi cette égalité, et à qui vous ne pourrez jamais conférer le rôle des femmes, du fait de nos différences physiques en particulier. Pourquoi vouloir à tout prix nier la différence flagrante entre les sexes? avez-vous donc déjà fait le tour de tous les rôles proposés aux femmes dans la vie et dans l'Eglise pour en vouloir encore d'autres? À vous lire, on croirait que le rôle des femmes est limité à celui de dame caté, et la culture de vie à prendre la pilule. C'est la négation de notre beauté et de notre richesse, et une vraie façon de mépriser les femmes.

@Marie Le "rôle" des femmes est historiquement défini par les hommes. C'est une flagrante situation de domination et d'oppression. Vous avez le droit d'aimer votre aliénation et vos chaines bien que nous en soyons un peu triste pour vous. En revanche, n'obligez pas toutes les femmes à les aimer.

Je suis tout à fait d'accord avec Michelle.

@Christine: laisser moi pousser un profond soupir virtuel devant ce terrible point de surdité que vous exprimez! Bien sûr que le fait que des hommes parlent A LA PLACE DE ET SUR les femmes est une oppression insupportable, quoi qu'ils disent. Ils peuvent aussi nous dire comment nous devons être égales! (et certains actuellement ne s'en privent pas!) Le mouvement des Black Panthers n'a jamais fait le lit du racisme; de même qu'on aura du mal à me faire croire que le MLF, mouvance "Psychanalyse et Politique" a fait le lit des propos réducteurs sur les femmes de différents écclésiastiques! Enoncer sa propre différence , que l'on soit Noir ou femme, la définir soi même, n'a absolument rien à voir avec se laisser définir. Etre femme est une expérience ; c'est la dessus que porte la définition, et la revendication de reconnaissance; il ne s'agit pas de biologie. Etre noir dans une société à majorité blanche'est aussi une expérience; avoir des ancêtres esclaves l'est aussi. Qu'est ce que cela implique? Les mouvements qui affirmaient"Black is beautiful" ont été critiqués politiquement; on ne les a jamais accusés de faire le jeu de la domination blanche….mais parfois de racisme anti-blanc, ce qui était inexact. Jean Paul II n'a effectivement pas laissé les femmes dire "voilà ce que nous sommes"; et lui parlait de biologie, et de "nature". Certes il se trompait. J'avais été d'abord très heurtée lorsqu'il avait demandé aux femmes croates et bosniaques victimes de viols de masse par les Serbes, de ne pas avorter si elles s'en sentaient la force. Ensuite, j'ai réfléchi. Bien que certaines aient pu trouver ces propos déplacés, voire indécents, est ce que cela ne voulait pas dire que ces femmes pouvaient trouver la force de dépasser cette horreur ? Et pourtant, je me suis battue pour défendre le droit à L'IVG; Je pense que tout cela est excessivement complexe,;que le champ spirituel d'un pape n'est pas le champ politique de la société civile, aussi gardons nous des anathèmes.

Michelle, nous ne serons sans doute jamais d'accord, prenons-en acte, mais vous ne m'imposerez pas plus votre vision que je ne vous imposerez la mienne. Et puis, très honnêtement, les Black Panthers, ce n'est pas tout a fait ma tasse de thé.

Je comprends fort bien, Christine, que la biographie de Bobby Seale, ou celle de Malcom X, ne soient pas vos livres de chevet. Ce sont simplement deux phrases de l’auteure de cet article, qui ont interrogé vivement l’universitaire ayant étudié l’histoire des Etats –Unis que je suis. A quoi exactement fait référence A. Soupa lorsqu’elle évoque le « différencialisme prôné par les blancs Américains envers leurs concitoyens noirs » ? Avant la guerre de Sécession, une majorité des Américains dans les états du Sud était esclavagiste et raciste. Ils estimaient que les Noirs étaient des êtres entre l’humain et l’animal, avec un cerveau limité et des impulsions dangereuses, qu’il fallait brider ; et que leurs besoins(familiaux et affectifs , entre autres) n’étaient absolument pas les mêmes que ceux des Blancs. Après la guerre et l’abolition de l’esclavage, fut mis en place le système de la SEGRÉGATION raciale. En 1896, un arrêt de la Cour Suprême l’a instaurée, avec la devise « séparate, but equals ». Est ce à ce terme langue- de- bois que l’auteure fait allusion ? Il recouvrait des concepts toujours aussi violents : un mélange des théories raciales de certains anthropologues du XIXéme siècle (Gobineau, entre autres), d’idéaux de « pureté de la race », et de fondamentalisme chrétien protestant. Les anciens états esclavagistes du Sud reprenaient les théories de la « Bible belt » : selon eux , la Genèse expliquerait l’infériorité de certaines races….les Noirs n’avaient aucuns droits civiques ; la paranoïa du métissage rendait les relations entre Blancs et Noirs illicites ; (Malcom X a été condamné à 10 ans de prison, pour avoir eu des relations avec des femmes blanches) et ils avaient des espaces totalement séparés, même pour boire de l’eau. Peut on vraiment dire que la vision des femmes de Jean Paul II est parallèle à cette situation ? Ce qui est intéressant, c’est que l’adage « équals, but séparate »(il y a une nuance, attention) a été repris par MalcomX( leader des Afro-Américains musulmans) avec ce qui pourrait s’appeler un différencialisme de revendication : le refus pour les noirs de s’intégrer dans la société blanche, une société où ils sont en butte à une haine et une violence constantes. Ce mouvement a été en désaccord avec celui du pasteur M.Luther King. Plus tard le « Black Panther Party », a crée le concept différencialiste de « Black Power » et de « négritude ». Il ne s’agit pas d’un séparatisme racial, mais d’une organisation complètement autonome et non-mixte, pour éviter que des blancs ne prennent encore la direction du mouvement( c’est exactement ce qu’ont fait les femmes !). Donc, nous voyons que la notion de « differencialisme » s’applique plutôt à ceux (ou celles) qui se revendiquent eux mêmes comme distincts. Il me semble que, quelles qu’aient été ses erreurs d’appréciation, Jean Paul II n’a jamais considéré que de nature les femmes étaient inférieures. Leur reconnaître une dignité, même si elle est enfermante, n’a rien à voir avec l’apartheid. Quand au « combat pour ne pas reconnaître aux « différents » le statut de sujets ; il eut fallu carrément employer le mot « femme » pour illustrer le propos, car les « différents », handicapés ou de couleur, juifs ou arabes, ont été reconnus par lui comme des sujets respectables et honorables. Ces phrases me paraissent par conséquent inappropriées pour évoquer l’ancien Pontife…

Libre à vous, Michelle, de défendre Jean Paul II. Mais il a clairement considéré que la nature des femmes était d'être des "aides" des hommes, conformément à leur vocation selon le texte de la Genèse. Mais vous pouvez considérer que être une "aide" n'est pas un statut d'infériorité.

Je pense qu'honnêtement vous poussez le bouchon un peu loin. Vous employez la méthode stalinienne : on prend un petitvmorceau d'une phrasen fai dire àl'auteur le contraire de ce qu'il a voulu dire. La pensée de saint Jean-Paul II sur les femmes est beaucoup plus complexe et subtile que ce que vos propos pourraient laisser penser. Quand à dire que saint Jean-Paul II aurait "forcé la main" à Paul VI sur Humane vitae là c'est du délire pur et simple. C'est Paul VI qui, contre vents et marées, a tenu à la doctrine exposée dans cette encyclique.

Si vous n'êtes pas convaincu, lisez donc Le Déni, récemment paru chez Bayard. Les deux auteurs, loin de prendre "des petits morceaux" lisent et analysent en totalité et en détail l'abondante production de Jean Paul II sur les femmes. La conclusion est terrible et montre parfaitement la conviction profonde de ce pape que la soumission des femmes ("Femmes, soyez soumises…") est leur vocation. C'est la "nature" des choses telle que la révèle la "loi naturelle" que l'égale dignité des sexe soit pour les hommes d'exercer l'autorité comme un service ( encore plus vrai pour les clercs que pour les hommes laïcs) et pour le femmes d'être des "aides" soumises et silencieuse à l'image de la femmes parfaite qu'est la Vierge. CQFD: pour les hommes, la perfection, c'est le Christ, pour les femmes, la Vierge… et les hommes restent au pouvoir et les femmes au service car telle est la "volonté de Dieu". Sur Humanae Vitae, informez-vous, lisez, c'est bel et bien Karol Wojtyla qui fait basculer Paul VI, lequel ne savait que faire entre l'opinion archi-majoritaire des différentes commissions qu'il avait convoquées et consultées et ce qui était certainement, je vous l'accorde sa conviction profonde.

un article à lire, venu du Québec : 20 ans après ordinatio sacerdotalis, par Yvonne Bergeron: http://femmes-ministeres.org/?p=1893

Auteur du commentaire: 
Roxane

"la constitution divine même de l'Église"
...une institution qui se déclare de constitution divine...
Ca serait risible si ce n'était de l'asébeia pure et simple.

Ajouter un commentaire