Une grande Dame

Comité de la Jupe

Une grande dame, modèle de résistance ferme et non-violente ; un couple exemplaire, et l’espoir pour la Birmanie : c’est « The Lady », de Luc Besson, l’histoire d’Aung San Suu Kyi et de son combat pour la démocratie.

Fille du général Aung San, qui a négocié l’indépendance de son pays en 1947, Aung San Suu Kyi n’est qu’une jeune enfant lorsqu’il est assassiné la même année, alors qu’il organisait des élections libres.

En 1962, les militaires prennent le pouvoir. La démocratie n’est qu’un rêve condamné à ne jamais se réaliser.

Etudiante en Angleterre, Suu Kyi rencontre Michael Aris, professeur de civilisation tibétaine. Ils travaillent ensemble, puis se marient, et ont deux fils.

Quand un soir de 1988 à Londres, la jeune femme apprend que sa mère restée en Birmanie dans la maison familiale, a été victime d’un accident vasculaire, elle n’hésite pas et part la rejoindre.

Ce sera le début d’une longue épopée, d’un long combat que nous avons tous suivi, haletants , découragés, admiratifs, révoltés …

Veillant sa mère à l’hôpital, Aung San Suu Kyi est témoin des terribles exactions du régime.

Lorsque des étudiants viennent lui demander, en tant qu’héritière de son père, de se mettre à la tête du mouvement pour la démocratie, elle répond présente.

La Ligue Nationale pour la Démocratie voit le jour.

Elle gagne les élections arrachées de haute lutte au pouvoir, mais ne peut exercer son mandat ministériel : assignée à résidence dans sa propre maison, la voilà prisonnière de dictateurs qui n’auront de cesse de tenter de la faire plier par les plus douloureuses pressions qui soient : l’éloigner de ses enfants et de son mari, auxquels on refuse leurs visas à l’aide de divers subterfuges juridiques.

Michael Aris, son époux, ne désarme pas, il obtient qu'elle soit proposée pour le prix nobel de la paix qu'elle reçoit en décembre1991.

Ce que nous voyons tout le long du film, c’est, en même temps que l’amour, l’immense respect de cet homme pour Aung San Suu Kyi et son combat pour libérer son pays, son soutien indéfectible, qui l’a aidée à demeurer forte, sans culpabilité, toujours debout devant ses adversaires, qui n’obtiendront jamais aucune concession à la liberté de son peuple de cette disciple de Ghandi.

Aung San Suu Kyi est libre depuis Novembre 2010.

Elle a rencontré récemment le général Thein Sein en vue de l’avancée du processus démocratique.

Après avoir vu le film de Luc Besson, nul doute que nous continuerons à nous intéresser à la Birmanie, et à en suivre l’actualité…

Michelle C. Drouault.

Share

Ajouter un commentaire