Un message représentatif de beaucoup d'autres

Comité de la Jupe

blasonversaille Parmi les messages  que nous recevons, celui de Brigitte.
Une habitante de Versailles, 44 ans, mère de famille de 4 enfants.
Il est représentatif de beaucoup d'autres... C'est pourquoi nous vous le partageons !

"Bonjour,
Informée de votre action par un article du Monde, j'ai lu votre texte "En marche" et m'y suis retrouvée....
trop tard pour participer à la marche.
Je souhaiterais être informée de l'évolution de la Conférence des Baptisés de France et participer éventuellement à des rencontres.

Voici quelques réactions :

Je trouve votre texte "en marche" très intelligent, équilibré, positif.

Franchement "Comité de la Jupe" ne me plaît pas, même si cette appellation a pût avoir du sens à son lancement. Conférence des Baptisés de France me plaît beaucoup. Je n'ai pas compris si vous l'écriviez au féminin ou pas. Je préférerais le masculin (puisque c'est ainsi qu'en français on rassemble hommes et femmes), car je ne voudrais pas me limiter à l'action en faveur de la parité hommes-femmes.

La phrase de votre texte qui me mobilise la plus est la suivante :

Nous disons que la capacité de tous, prêtres ou laïcs fidèles du Christ, hommes ou femmes, à prendre la parole, à peser et discuter une décision, à débattre n'est pas le sous-produit regrettable du relativisme, mais le signe que l'Église devient un peu plus mûre, un peu plus adulte.

De formation scientifique, je n'arrive pas à me ranger à certaines conceptions de l'Église qui vraiment heurtent ma raison. J'aspire à des espaces d'échanges ou chacun mobilise son intelligence et sa responsabilité pour vivre au mieux l'Évangile.

Plus jeune, je n'hésitais pas à exprimer mes doutes sur certaines positions de l'Église, lors de réunions paroissiales. Maintenant j'évite car je n'ose plus tirer sur l'ambulance. J'ai même peur de pousser les prêtres au désespoir. Donc je me tais, sauf avec les amis proches qui connaissent déjà mon "discours" depuis longtemps ce qui n'avance pas à grand chose.

Je serais donc intéressée par des rencontres avec d'autres personnes qui "s'autorisent à penser". Mais je ne voudrais surtout pas tomber dans l'hostilité ou la polémique, j'ai vraiment peur pour l'ambulance.

J'aime l'Eglise, j'ai beaucoup d'admiration et même d'affection pour ses prêtres envers lesquels je suis très reconnaissante. J'ai reçu d'eux des témoignages très forts, une bonne formation de la foi. Ils restent des témoins précieux pour mes enfants. (être prêtre aujourd'hui, quand même, quel témoignage de confiance en Dieu !). J'ai aussi de l'estime pour des cathos "tradi" dont je ne partage pas toutes les convictions mais qui ont parfois une vie quotidienne édifiante.

Donc il ne s'agit pas pour moi de partir en guerre et de me faire entendre. J'aspire seulement au débat et à la pluralité de pensée et j'aimerais croire que ce serait une nouvelle chance pour l'Eglise dans l'annonce plus large de l'Évangile.

Un peu plus d'informations à mon sujet :

J'ai 44 ans, mariée, 4 enfants. En particulier j'ai 3 filles à qui il n'a jamais été offert d'être enfant de chœur, mais à qui l'aumônerie propose, de plus en plus jeune, une sensibilisation à la "fertilité" et un enseignement sur les "vérités et contre-vérités" en matière de sexualité. Je souhaiterais un peu plus de discrétion sur ce sujet ou les contre-vérités me semblent se trouver de tous bords.

J'ai été élevée par une mère emballée par Vatican 2, j'ai animé mon premier groupe de catéchisme à 18 ans grâce à une équipe d'aumônerie (prêtre, religieuse et laïcs) formidable. Mon mari et moi avons eu depuis divers engagements, auprès des petits enfants et des collégiens.

Votre mouvement m'apparait comme un bol d'air frais.

Merci de me tenir au courant de vos actions. Je ne sais comment participer et attends donc d'être sollicitée.

Fraternellement,

Brigitte, Versailles"

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Commentaires

C'est en lisant hier, par hasrd, un article dans direct matin, que j'ai découvert votre action. J'ignorais qu'un tel mouvement existait et cela m'a ravie. J'ai lu des propos de catholiques sincères et respectueux de tous, qui m'ont redonné envie de m'intéresser à la religion, dans laquelle j'ai été élevée, mais dans laquelle je ne me reconnaissais plus du tout. On y parle enfin de la place des femmes, et sans être d'accord avec tout, j'apprécie les débats que vous suscitez. Juste quelques mots pour vous expliquer mon éloignement de l'Eglise catholique. Mon mari et moi, avions souhaité nous marier religieusement (car, si notre confiance dans le l'Eglise catholique était altérée, notre foi était intacte) et avons donc assisté à une préparartion au mariage : ce fut affligeant. Outre le fait que le mot sacrement n'ait jamais été prononcé, ce qui me semble essentiel quand on parle de mariage religieux, j'ai eu l'impression de me retrouver au XIXe siècle quand les intervenants nous ont expliqué comment pratiquer la contraception naturelle au sein d'un couple marié (l'abstinence quoi !). Etait-ce le lieu et le temps de parler de cela ? Bref, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase et j'ai définitivement abandonné une pratique qui ne m'apportait plus rien. Je vous félicite donc de vouloir faire bouger les mentalités et peut-être que des actions courageuses comme les vôtres permettront aux catholiques sinon de revenir au sein de l'Eglise, du moins d'oser s'exprimer.

Depuis plusieurs années, je me sens de plus en plus proche du message de l'évangile, et de plus en plus mal à l'aise au sein de l'église, plus particulièrement des paroisses.En Franche Comté (à Besançon), les églises sont à moitié vides; les paroissiens sont pour la plupart des paroissiennes agées (à 48 ans, j'ai l'impression d'être une gamine!) et tristounettes. Où est le message de joie de l'évangile? Comment voulez vous que les jeunes aient envie de nous rejoindre? Je fais partie de celles qui ne veulent pas quitter l'église mais qui se sentent mal en son sein. J'ai usage de dire depuis peu que l'église est malade, qu'il faut se mettre à réfléchir autrement l'église d'aujourd'hui dans ce monde qui se transforme si l'on veut qu'elle dure. Les périodes de maladie ne sont pas toujours graves; elles sont souvent l'occasion de traverser une étape que l'on n'arrive pas à dépasser. Elles permettent souvent un retournement, une transformation, un changement. Alors que mettre en oeuvre? Comment réfléchir sur cela? Comment mener ce débat dans l'église si rigide, si vieille, si fatiguée! Vos énergies m'intéressent. Je souhaiterais vous rejoindre dans vos débats et autres actions. Dites moi concrètement comment faire. Frédérique 48 ans, chef de choeur, professeur de chant, mère de trois grands enfants.

Merci pour le partage du message de Brigitte, je la rejoins complètement,"Donc je me tais, sauf avec les amis proches qui connaissent déjà mon « discours » depuis longtemps ce qui n’avance pas à grand chose...J’aime l’Eglise,..donc il ne s’agit pas pour moi de partir en guerre et de me faire entendre. J’aspire seulement au débat et à la pluralité de pensée et j’aimerais croire que ce serait une nouvelle chance pour l’Eglise dans l’annonce plus large de l’Évangile." C'est exactement mon sentiment. Je comprends aussi la lassitude de Frédérique "où est le message de joie" (même à la Toussaint!). Ravie, comme Blanche, j'ai vite adhéré, mais j'ai aujourd'hui sur mon répondeur votre amical message qui m'annonce le renvoi de mon chèque non signé.. ce qui autoriserait, j'avoue, à dire : «  Le tout n'est pas d'adhérer à la future conférence des baptisé es de France, c'est d'avoir quelque chose dans la tête ..et de penser à signer le chèque ! » Je le renverrai au plus vite, pardon . Bien amicalement

Merci d'avoir mis en ligne ce message de Brigitte. Je me retrouve bien dans ce qu'elle dit (sauf peut-être pour le Comité de la jupe, qui va poursuivre sa mission particulière, ce à quoi je suis favorable). En envoyant des mails informatifs à mes amis sur la "conférence des baptisé-e-s de France", j'ai eu en retour quelques réactions, parfois vives. A chaque fois, je les renvoie sur ce blog, car je ne prétends avoir ni la science infuse, ni la compétence pour réduire à quelques mots tout ce qu'il y a à dire sur ... le(s) sujet(s). Oui, l'existence de ce blog libère notre parole, et rien que pour cela, ça vaut la peine. La suite ? Il faudra beaucoup de temps pour trouver ENSEMBLE le chemin que nous souffle l'Esprit. Quelle patience Il a !

bonjour, J'ai rencontré beaucoup de pretres qui ne sont pas loin de vos positions mais qui sont réduits au silence...et je pense que rendre compte de ce que la foi a transformé dans notre vie de conjoint,de parent, de professionnel, de paroissien, ne sera pas pris pour une agression meme si ce n'est pas "religieusement correct". Pour ce qui est de la "jupe", il me semble que la voix des femmes dans les domaines de la sexualité, de la maternité, du divorce, est devenue prioritaire, ce n'est pas la minorité d' hommes encore actifs dans les paroisses qui pourra faire bouger les lignes seule.. Amicalement

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