Le Noël de Pénélope.

Comité de la Jupe

Pénélope a trois ans et demi, le soir de Noël, elle médite devant la crèche familiale. Elle demande à sa maman:

- Pourquoi Jésus n'est pas une fille?

Sa maman répond:

- C'est par hasard.

- Alors, si c'était une fille, ce serait pareil, interroge Pénélope?

- Oui, opine la maman

L'enfant contemple la crèche et déclare:

- Bon alors celui de notre crèche, et bien c'est une fille!

La petite fille réfléchit encore, fronce le sourcil:

- Mais elle s'appelle quand même Jésus!

Histoire vraie du 24 décembre 2012.

Share

Commentaires

@ Paul Dieu merci, et je pèse mes mots Pénélope grandira dans un autre monde que votre vieux monde empêtré dans son arrogante supériorité masculine. Je le lui souhaite et j'y œuvre.

Il y a plusieurs années,j'ai assisté à une cérémonie dans une paroisse, cérémonie présidée par l'évêque (sans doute une confirmation). Pendant l'homélie, l'un des servants d'autel, assis, avait la garde de la crosse. Ce servant d'autel était une grande jeune fille, à la beauté brune et austère. Son maintien réservé et son visage pensif suggérait une sorte de sagesse et de paisible vie intérieure. Elle était là, assise, silencieuse, concentrée, tenant la houlette du pasteur. Elle ressemblait à une jeune Sainte Geneviève. J'ai vu cette figure comme la promesse qu'un jour nous aurions des femmes évêques.

Génial que Jésus ait un féminin qui soit Jésus. C.est plus vite dit et plus simple à comprendre que les constructions théologiques qui nous disent que Jésus "récapitule" l'humanité entière! Longue vie à Pénélope qui mériterait de devenir cardinale un jour.....

J'ai particulièrement aimé la réponse de la maman à Pénélope : "c'est par hasard " et la confirmation :"Oui, si c'était une fille ce serait pareil ". Elle a de la chance Pénélope d'avoir une maman qui sait si bien répondre à ses questions ! Aura-t-elle d'aussi belles réponses, dans quelques année, quand elle demandera à être servante d'autel ?

Lorsque Pénélope grandira elle sera qu’en Dieu le hasard n’existe pas, elle comprendra que « le hasard, c'est peut-être la logique de Dieu. »Georges Bernanos Lorsque Pénélope grandira elle lira la Bible et verra que dés le commencement Dieu prépara son peuple à accueillir un sauveur mâle. Lorsque Pénélope grandira, se mariera et comprendra à travers le doux regard de son époux que le Christ est l'Époux qui aime son Eglise, son Épouse. Et enfin lorsque Pénélope grandira, elle aura j’espère un fils et dé là elle comprendra sa dignité de Femme, de Mère, de celle qui fut la Mère de Jésus le sauveur , la Mère de Dieu.

Au XVIIe siècle, Bossuet prêchait le triple abaissement de Fils de Dieu dans la crèche : il se fait homme, il se fait pauvre, il se fait enfant. On pourrait en ajouter un quatrième aujourd'hui : il se fait fille... Voir la longue liste des infanticides, incestes, viols, mariages forcés, meurtres d'honneur etc...

Qui, de Pénélope ou de la ministre allemande à la famille, a l'antériorité de la question? Une question peut-être vieille comme l’humanité: http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/12/23/10001-20121223ARTFIG00140-en-allemagne-dieu-n-est-plus-un-homme.php

la vérité n'est-elle pas dans la bouche des enfants !! et la venue de Dieu en Jésus est possible grâce au oui de l'humanité homme et femme en joseph et marie MERCI

@ Paul Je suis comme vous, je souhaite à Pénélope d'être mère un jour... mais, figurez-vous que même si elle n'a "que" des filles, elle n'en connaîtra pas moins sa dignité de mère! Moi, qui n'est eu "que" des filles, je peux vous l'assurer!!! Quand elles étaient petites, j'ai entendu toutes sortes de remarques désagréables (pour ne pas dire purement scandaleuses parce profondément sexistes, comme les vôtres)... Néanmoins, ces remarques n'ont jamais réussi à me faire culpabiliser sous prétexte que je n'aurai pas "su" faire un fils à mon mari. Au contraire, elles m'ont ouvert les yeux sur le sexisme ambiant et elles m'ont permis d'élever mes filles en les encourageant à garder la tête haute... et digne! Mes filles ont été désirées, aimées en tant qu'êtres humains. Elles sont devenues des jeunes femmes maintenant... qui ne se laissent pas trop marcher sur les pieds comme on dit chez nous!... Et j'en suis ravie, croyez-moi. Je suis juste un peu triste parce qu'elles se tiennent loin de l'Eglise désormais car elles s'y sentent trop à l'étroit, enfermées dans un carcan de préceptes "préhistoriques" qui n'ont rien d'évangéliques. Elles ont besoin de liberté. Elles reviendront sans doute un jour, quand ces carcans vieux comme le monde auront volés en éclat... mais, à vous lire, cher Paul, je vois bien qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire... Je vous confie encore une chose:je vais être grand-mère dans quelques jours. Un enfant va naître, une FILLE va nous être donnée! Alléluia!!! et ma fille va comprendre sa dignité de Femme, de Mère, de celle qui fut la Mère de Jésus le sauveur, la Mère de Dieu. Grand merci et longue vie à toutes les "Pénélope" de la terre!!!... Et tanpis pour vous, cher Paul si vous ne voulez pas comprendre.

Chère Christine, Croyez moi j’œuvre aussi à mon échelle pour que Pénélope ne grandisse pas dans un monde et dans une Eglise où la relation de l’Homme et de la Femme conduit à une rivalité entre les sexes, dans laquelle l'identité et le rôle de l'un se réalisent aux dépens de l'autre. J’ose espérer qu’elle ne grandira pas dans un monde qui aura à gommer toutes les différences entre Homme et Femme, en les réduisant uniquement à de simples effets d'un conditionnement historique et culturel. Pour le dire autrement j’espère qu’en décembre 2030 elle n’aura pas à acheter un journal qui aura pour titre «Le petit Jésus Fille ou garçon ? » Chère Marie Jeanne Vous m’avez mal compris, j’espère que Pénélope aura des filles ,beaucoup de fille (Et je ne vous cache pas que mes figures chrétienne préférées sont des femmes et pas que des vierges ) .Si j’ai parlé de Fils c’est en comparaison au fils de Marie .Ainsi j’ose espérer que lorsqu’elle contemplera la crèche en étant Mère ,cette fois –ci elle ne se demandera pas pourquoi Jésus n’est pas une fille mais qu’elle se dira que Dieu a tant aimé la Femme pour en vouloir une comme Mère ,et Reine au ciel . Chère Anne soupa Vous dites que Jésus récapitule l’humanité entière ce qui d’une certaine façon est absolument vrai .Mais la Bible dit aussi que Jésus est le nouvel Adam or dans le livre de la Genèse nous lisons « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. » Et les Pères de l’Eglise ont vu en Marie, la nouvelle Eve. Donc je me demande si on ne peut pas dire que c'est Jésus et Marie ENSEMBLE qui forme l'image la plus parfaite de Dieu ? Qu’en pensez-vous ?

@Paul Marie et Jésus ensemble image de Dieu! Voilà une hérésie si belle, si énorme qu'elle en est réjouissante . Merci je la note précieusement . Et en plus à ma connaissance, elle est totalement originale . Elle me met tellement en joie que je crois qu'il faut vite lui trouver un nom. Avis aux beaux esprits vos propositions sont les bienvenues .

Chère Marie Jeanne; Félicitation pour vous et pour votre fille .Moi aussi je serais bientôt tonton d’un petit garçon et j’espère que je serais aussi tonton ou père d’une petite fille aussi curieuse et intelligente que Pénélope.

Si je vous ai bien compris, Paul, vous considérez qu’une femme n’accède à sa pleine dimension qu’en devenant mère et mère d’un fils ! Mais très peu de femmes, en Occident, adhèrent à cette représentation ! Il y a bien d’autres possibilités, pour une femme, de se réaliser pleinement – heureusement ! Cependant le discours que vous tenez est le discours traditionnel de l’Eglise et c’est une très grande difficulté : c’est un discours androcentré – les hommes attendent un héritier mâle - qui se réfère à une société patriarcale. Or le fossé entre l’Eglise et la société se creuse de plus en plus, pour des raisons anthropologiques et culturelles. Les femmes sont en train, par centaines, de s’éloigner d’une Eglise dans laquelle elles ne se reconnaissent pas et personne ne s’en émeut, quelques théologiens mis à part ! Il faut relancer la proposition d’Anne Soupa exprimée dans son dernier livre, celle d’un synode de femmes : il est grand temps que les femmes deviennent sujets du discours qui les concerne et non simples destinataires. A cet égard, la récente déclaration des évêques à propos des qualités « féminines » est un contre-exemple, le type même de discours qui ne peut être ni reçu ni accepté !

J'ai fait deux messes le 24 décembre. L'une pour les SDF de la mie de pain qui était simple , l'autre de noël. La paroisse que je fréquente à Paris est assez calme en principe sa liturgie est contemporaine , un brin charismatique. Le pendant " tradi " était réduit à son minimum syndical , c'est à dire un petit chant en latin de temps en temps. Et puis boum , patatras mon curé qui est aussi mon père spirituel s'est lancé dans une homélie portant sur la PMA , l'avortement et l'euthanasie qui était ihnabituelle et ressentie avec peine par moi même et par des personnes qui me sont proches. Que les sujets de moeurs soient polémiques soites , elles le sont par nature , mais sans agresser avec des phrases du type: " savez vous que l'un des endroits le moins sur pour l'enfant c'est le ventre de sa mère?. Là j'avoue que j'hallucine et que je viens à la messe de noël entendre des choses pareilles c'est sinistre.

Paul H, Bernanos n'affirme pas, son espérance est tendresse. Une espérance bien différente de celle qui vise à venger une pseudo virilité atteinte par un mot d'enfant. De Bossuet: "Il n'y a point de hasard dans le gouvernement des choses humaines, et la fortune n'est qu'un mot qui n'a aucun sens."

Chère Pénélope, je ne suis pas fée, je ne te souhaite que la joie de vivre et la force de porter des peines. C'est toi, avec l'aide de tes parents, de tes copains et amis, d'autres adultes qui t’impressionneront ou te feront un drôle d'effet, oui c'est toi qui construira ta vie. Peu cher Paul vos "chers" ont quelque chose de comique, désolé c'est plus fort que moi! Je ne comprend pas grand chose à ce que vous racontez si ce n'est que, en chevalier blanc vous êtes impayable, vous défendez votre Dieu et ceux qui prétendent en savoir plus sur lui que le commun des mortels, vous êtes le brave Pierre de la passion qui tire l'épée et coupe les oreilles, ... Je suis un du commun des mortels, et j'aime pas être pris pour une bille par des gens trop malins qui en prétendant être l’Église s'en excluent. Sortons de nos cadres, allons au monde, nous y rencontrerons plus sûrement l'amour de Dieu que dans les magnifiques édifices confisqués par un système, bien huilé sans aucun doute, mais en ruine.

@ Paul, Je vois bien que vous essayez de formuler des choses aussi bien que vous le pouvez... mais ça reste très maladroitement! Vous avez confirmez ce dont je me doutais: vous ne connaissez pas encore la joie et les tourments de la paternité. Je comprends bien que c'est difficile pour vous de comprendre réellement ce qu'implique la parentalité puisque vous n'avez comme expérience que celle de vos parents et de votre frère et/ou soeur puisque vous venez de devenir l'heureux tonton d'une petite fille. Alors laisser le temps au temps... nul doute que cette petite fille va prendre un malin plaisir à faire voler en éclat vos préjugés et vos habitudes.Je pense que lorsque cet heureux jour arrivera, vous pourrez enfin commencer à réaliser qu'avec les enfants... tout est possible!... et que les filles sont les enfants de Dieu tout comme les garçons, qu'elles sont tout autant uniques et dignes d'être aimées de Dieu. Par rapport à la remarque de Christine, je ne suis pas théologienne et je ne pourrai pas mettre le terme "d'hérésie" sur vos propos. Cependant, il me semble que dire que Marie et Jésus sont l'image de Dieu "ensemble", c'est plutôt suspect, pour ne pas dire vicieux! Il y a comme une sorte de spectre de l'inceste là-dedans qui m'horifie quelque peu. Et puis, affirmer qu'il faut obligatoirement 1 homme + 1 femme = Dieu, c'est un limiter l'humanité, cela gomme l'unicité de l'individu. Pour moi, je préfère dire que nous devenons "à l'image de Dieu" à chaque fois que nous essayons d'entrer en relation avec un autre ou une autre, d'une façon ou d'une autre, tout simplement.

Chère Christine , Expliquez-moi en quoi c’est une hérésie ?? Jésus dit : "Qui m'a vu a vu le Père" et c'est vrai. Cependant, je pense que Jésus n'épuise pas dans son humanité la manifestation de ce qu'est Dieu. Les qualités "féminines" de Dieu, par exemple, ne sont pas clairement manifestées en lui. Or, c'est l'homme et la femme qui sont, ensemble, image de Dieu, comme la Bible nous le fait remarquer. D’autre part St Paul parle du Christ comme le nouvel Adam et VII à la suite des Pères de l’Eglise et de nombreux saint parle de Marie comme la nouvel Eve. « Marie est également la Nouvelle Eve, associée au Nouvel Adam dans l'obéissance qui répare la désobéissance originelle de l'homme et de la femme » Saint Louis-Marie de Montfort, Traité § 53; Saint Irénée, Adversus haereses, III, 21, 10-22 , Jean Paul II, Lettre aux Familles Monfortaines. Alors je ne vois pas en quoi c’est une hérésie .Ceci dit c’est une question que je pose et non une affirmation

@Paul Mais enfin Paul, relisez lz moindre catéchisme! En Jésus unique médiateur, Dieu se fait connaître. En lui, tout est récapitulé et accompli. Vous répondez d'ailleurs vous-même avec le "qui me voit voit le Père". C'est sans ambiguïté. En Jésus-Chrsit, il n'y a aucun manque, et en particulier pas de "manque" de féminité. En effet, tout ce qui serait humain et qui ne serait pas assumé par le Christ ne serait pas sauvé. Est-ce que vous estimez impossible qu'en l'homme Jésus, la féminité soit tout à fait sauvée? C'est pourtant ce que dit l'apôtre Paul: "dans le Christ, il n'y a plus ni homme ni femmes, ni esclave ni homme libre, ni juif, ni païen". Dans les paires que cite Paul, ce qui semblait étranger l'un à l'autre ne l'est plus. Il n'y a ni différence ni hiérarchie car tout , tous et toutes sont sauvés dans le Christ. Quand vous imaginez qu'il faudrait que Marie assume la féminité pour que l'image de Dieu soit parfaite, vous niez la perfection du Christ, vous niez le Salut, vous inventez une nouvelle religion avec un couple (incestueux) qui serait image d'on ne sait quoi. Si l'on vous suit, on voit que les hommes seraient sauvés pas le Christ, et les femmes par Marie. Quant à vos citations, ne mélangez pas les expressions spirituelles de la foi (Grignon, JP II) avec les expression théologiques. Pour la théologie la plus sûre, je vous renvoie à la Constitution dogmatique Dei Verbum, et tout particulièrement au paragraphe 4 que je copie ici: 4. Le Christ plénitude personnelle de la Révélation Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé par les prophètes, Dieu « en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils » (He 1, 1-2). Il a envoyé en effet son Fils, le Verbe éternel qui éclaire tous les hommes, pour qu’il demeurât parmi eux et leur fît connaître les profondeurs de Dieu (cf. Jn 1, 1-18). Jésus Christ donc, le Verbe fait chair, « homme envoyé aux hommes », « prononce les paroles de Dieu » (Jn 3, 34) et achève l’œuvre de salut que le Père lui a donnée à faire (cf. Jn 5, 36 ; 17, 4). C’est donc lui – le voir, c’est voir le Père (cf. Jn14, 9) – qui, par toute sa présence et par la manifestation qu’il fait de lui-même par ses paroles et ses œuvres, par ses signes et ses miracles, et plus particulièrement par sa mort et sa résurrection glorieuse d’entre les morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève en l’accomplissant la révélation, et la confirme encore en attestant divinement que Dieu lui-même est avec nous pour nous arracher aux ténèbres du péché et de la mort et nous ressusciter pour la vie éternelle. L’économie chrétienne, étant l’Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus Christ (cf. 1 Tm 6, 14 ; Tt 2, 13).

Je suis pleinement d'accord avec Christine quand elle montre que, en Jésus, c'est l'humanité entière qui est sauvée. Je ne vois pas bien d'ailleurs comment on pourrait, en chrétien, penser autrement. Je ne dirais pas que Paul est hérétique, mais qu'il a loupé un épisode du feuilleton. J'ajoute que cette puissance qui est en Jésus, de récapituler l'humanité entière, ne lui est pas tellmement particulière. Comme le disait (je crois, Montaigne? Ou bien était-ce un philosophe de l'antiquité?) tout être humain porte en soi l'image de la condition humaine. Le fait que certains naissent mâles et d'autres femelles n'est effectivement qu'un hasard, et ne nous empêche pas d'être fondamentalement frère et soeur de tout autre humain. On pourrait en dire autant de toutes les autres différences qui constituent la diversité humaine: l'âge, la conjugalité ou le célibat, l'expérience parentale réalisée ou non, les talents et capacités diverses, la langue, les traditions nationales, etc. Ce qui fait la différence entre le Christ et nous, c'est qu'en lui la communion universelle avec l'humanité est pleine et véridique, alors que, pour nous, ces accidents historiques qui nous font divers peuvent être des obstacles à la fraternité/ sororité. J'oserais dire que, si nous n'étions pas tous potentiellement, bien qu'imparfaitement, frères et soeurs de tout humain, cette communion du Christ avec l'humanité entière... serait bien peu humaine. Tous ceux qui tiennent mordicus à l'existence d'une "nature" féminine, différente de la "nature" masculine, m'ont toujours paru ne pas croire véritablement qu'il n'existe qu'une seule espèce humaine.

@Christine ; En effet ce n’est ni de la théologie dogmatique, ni de la sotériologie que je fais mais de la théologie spirituelle .Par ailleurs je n’ai pas dit que Jésus a sauvé les hommes et Marie les femmes, comme vous l’avez bien dit Jésus est le seul et l’unique rédempteur qui a sauvée tout le genre humain y compris Marie. Je voudrais vous citer un passage du Chap 8 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium :[ « Le nœud dû à la désobéissance d’Ève s’est dénoué par l’obéissance de Marie ; ce qu’Ève la vierge avait noué par son incrédulité, la Vierge Marie l’a dénoué par sa foi [177] » ; comparant Marie avec Ève, ils appellent Marie « la Mère des vivants [178] » et déclarent souvent : « Par Ève la mort, par Marie la vie [179].» ] Que signifie ce passage pour vous ? @Marie Jeanne [« L’homme et la Femme : "c’est peut-être une des merveilles de la nature d’avoir pu faire deux êtres si semblables en les constituant si différemment....En ce qu’ils ont de commun ils sont égaux ; en ce qu’ils ont de différent ils ne sont pas comparables." »] J.j. Rousseau Ce passage de Jean-Jacques Rousseau résume en quelque mot ma pensée et je ne pense pas que le fait d’avoir une fille ou un garçon me fera changer d’avis

@Paul, Désolée d’être rude, mais vous ne faites pas de la théologie spirituelle mais du vagabondage spirituel, et fort peu chrétien. Marie et Ève ne sont pas deux figures de la féminité mais de l’humanité entière. Paul (l’apôtre) ne s’y trompe pas quand en Romains 5, il dit « c’est par un homme que le péché est entré dans le monde… ». Ève comme Marie sont d’abord et avant-tout et exclusivement humaines. Et Marie n’est pas une demi-déesse. Ce n’est d’ailleurs pas l’humanité croyante de Marie qui nous sauve mais Jésus parfaitement obéissant en son humanité. Vous aimez Marie, soit, mais ne perdez pas de vue qu’elle ne se montre pas mais montre Jésus. Quand vous cessez de voir le Sauveur pour ne voir que Marie vous vous égarez. Souvenez-vous de ce passage de l’évangile, le Luc 11,27. Une femme s’écrie : « "Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés !" Mais Jésus dit : "Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent !" » Alors allez lire l’Écriture, méditez-la afin que la Parole de Dieu vous atteigne et non, les vieilles couches de misogynie portées par le péché du monde. Et à propos de misogynie, je vouslaisse voir jusqu’où on peut aller en vous « offrant » cet effroyable passage de Tertullien qui écrit au II° siècle : « Tu enfantes dans les douleurs et les angoisses, femme ; tu subis l’attirance de ton mari et il est ton maître. Et tu ignores qu’Eve, c’est toi ? Elle vit encore en ce monde, la sentence de Dieu contre ton sexe. Vis donc, il le faut, en accusée. C’est toi la porte du diable. C’est toi qui as brisé le sceau de l’Arbre ; c’est toi qui la première as déserté la loi divine ; c’est toi qui as circonvenu celui auquel le diable n’a pu s’attaquer ; c’est toi qui es venue à bout si aisément de l’homme, l’image de ton Dieu. C’est ton salaire, la mort, qui a valu la mort au Fils de Dieu. Et tu as la pensée de couvrir d’ornements tes tuniques de peau ». (Je sais que Tertullien a été condamné mais par pour ces écrits-là, et j’en ai d’autre en stocks, d’autres Pères de l’Église, tous plus terribles les uns que les autres.) Et pour la misogynie, les Pères de l'Église ont quelques beaux imitateurs parmi les philosophes et physiologistes des XVIII° et XIX° siècle. Appeler Rousseau à la rescousse en est risible.

S’il en est ainsi, les femmes sont tout à fait aptes à représenter le Christ. Si elles ne le sont pas, alors le Christ ne récapitule pas toute l’humanité. C’est vers cette dernière « impasse » que s’oriente le magistère lorsqu’il soutient que même aux cieux (d, le Christ « demeure un homme Pour prolonger cette discussion sur la « récapitulation » par le Christ de l’humanité ENTIERE, j’ajouterai que c’est, à mon avis, l’un des maillons faibles de l’argument magistériel pour refuser l’accès des femmes au ministère ordonné. Si le Christ "récapitule" toute l'humanité, les femmes sont tout à fait aptes à le représenter. Si elles ne sont pas "ordonnables", alors le Christ ne récapitule pas toute l’humanité. C’est vers cette dernière « impasse » que s’oriente le magistère lorsqu’il soutient que même aux cieux (« dans la glorification »), le Christ « demeure un homme ». Si le fossé entre H. et F. est si durable, alors, le Christ ne récapitule plus rien. Il est le représentant d’une moitié de l’humanité, point final.

Oui, Anne, c'est cela mon drame: je vieillis et je réalise que tout au long de ma vie, pas une seule fois, je n'aurai été reconnue pleinement comme un "être humain". Pourtant, j'aurai tellement voulu savoir l'effet que ça fait... au moins une fois... Je suis et je demeure une femme, un être inférieur, forcément subordonné, complémentaire, aux yeux du clergé et de tous les trop nombreux "Paul" de la terre. @ Paul et au clergé: Faut-il vraiment que j'attende la venue d'une Messie-femme (It's girl!) pour avoir une chance d'être sauvée un jour ou le Christ est-il venue vraiment pour sauver TOUTE l'humanité? S'il y a un Dieu pour les hommes et un Dieu pour les femmes, c'est que nous ne sommes pas pleinement de la même nature... ça fait presque peur: le monde n'est toujours pas sorti de la préhistoire!!!... Et le Christ n'est pas venu pour nous... @ Pénélope: Attention petit ange: la terre est remplie de personnes qui rêvent de te couper les ailes. Ne les écoute pas! Ne te laisse pas faire, je t'en supplie! Reste ce que tu es: un petit bout de femme qui sait voir plus loin que beaucoup...

Des lectures très intéressantes. Paul a besoin de relire les Textes et de vivre dans son temps.mes commentaires sont ceux d'un chrétien de base, et n'ont rien de théologiques, seulement quelques réactions relevées autour de moi. Même si dans la société française, la pression est mise sur la place de la femme et de la fille d'une façon pesante, celle-ci n'a jamais été aussi forte : la mode "maman et fifille" ravale les filles à leur place de "ventre", c'est ce que me disent des adolescentes et des adolescents dans les aumôneries, ils n'ont pas envie de ce retour en arrière, ils affirment se sentir bien dans leur corps sexué et souhaiteraient que l'Eglise ouvre les yeux et laisse aux filles toute leur place car le monde est fait d'humains "femelles et mâles" (je reprends là les expressions d'un jeune de 15 ans). D'ailleurs si on féminise les mots masculins, la langue française devrait aussi accepter de créer des mots qui englobent l'homme et la femme et qui ne soient pas un vocabulaire uniquement à connotation masculine comme c'est le cas actuellement. Un des jeunes m'a d'ailleurs dit que dans ses travaux écrits il utilise systématiquement le mot "humain" pour éviter toute confusion, ce qui lui vaut parfois quelques remarques désagréables sur ses copies.

@ Françoise Puisque vous êtes en relation avec les adolescents des deux sexes, faites-leur prendre conscience, autant que possible, que le problème du genre dans la société ne se réduit pas à la place qu'on donne aux femmes. Le système du genre est un système de relations. Il ne s'agit pas (pas seulement) de revendiquer pour les femmes le droit d'occuper les places traditionnellement réservées aux hommes, même si cela est évidemment nécessaire. Tant que les places traditionnellement réservées aux femmes resteront réservées aux femmes, rien n'aura fondamentalement changé. Il s'agit de changer le rapport homme/ femme, et cela implique que le modèle masculin soit remis en cause, lui aussi. C'est là que ça résiste. Une femme égale aux hommes, ils veulent bien. Mais les hommes égaux des femmes, ils n'en veulent pas; on les comprend!

@graeve: ce qui est stupéfiant, c'est de voir un homme se croire compétent pour parler du ventre des femmes et de ce qui s'y passe; alors qu'il doit en principe se tenir éloigné de toute sexualité...obsédé par ce dont il est exclu, un de plus! Dites moi, avez vous quitté l'église ou êtes vous resté ? avez vous discuté avec ce prêtre ? quelles ont été les réactions des femmes de l'assistance ? Noêl inspire bien mal le clergé: en Italie, un curé de paroisse a prétendu que les femmes violées, si elles faisaient leur examen de conscience, l'avaient peut être cherché ...provoquant un tollé, et la semonce de son évêque. Mieux qu'ici, le pays de la sainte Madone ?

Lu dans La Croix des 5-6 janvier : en 1597 la bienheureuse Alix Le Clerc se voit proposer par saint Pierre Fourier d'instruire les filles (tâche alors très négligée) Peu de temps après Marie apparait à Alix en lui tendant l'enfant Jésus et luit dit "Fais-le grandir"... Où l'on voit bien que Jésus récapitule toute l'humanité. La Croix note aussi que jusqu'au XXe siècle beaucoup dénièrent à Alix la qualité de cofondatrice, ce qui arriva à beaucoup de religieuses conseillées ou soutenues par des hommes qui de par leur monopole d'accès au sacerdoce avaient un statut social et un rayonnement privilégiés.

Ajouter un commentaire