Le concept de genre, un instrument dans la recherche intellectuelle

Comité de la Jupe

Cet automne, la rentrée est riche de propositions variées autour de la thématique du genre, propositions qui rejoignent les préoccupations et éclairent les réflexions du Comité de la Jupe.

À  la fin du mois de Septembre s’est tenu à l’université catholique de Lille un colloque sur Le genre, approche dépassionnée d’un débat :

«  Le concept de genre fait actuellement l’objet de polémiques et quelquefois d’instrumentalisations militantes. Dans ce contexte, ce colloque se donne comme but d’introduire à l’ensemble de la problématique, de façon sereine. Un tel concept est, en effet, loin d’être univoque : il fait l’objet d’une pluralité d’usages dans un grand nombre de disciplines. En histoire, en sociologie, en ethnologie, en psychanalyse, voire en théologie, il est devenu un instrument courant dans la recherche, ayant déjà démontré sa fécondité. »

En marge des États généraux du Christianisme, réunis cette année à Strasbourg, Anne Soupa interviendra le 12 octobre dans un débat sur le thème : les femmes sont-elles condamnées à seconder les hommes (Foyer de l’Etudiant catholique, 17h-18h30)

Les Semaines sociales de France organisent leur 87e session du 23 au 25 novembre, au parc floral de Paris, Hommes et Femmes, la nouvelle donne. Des sociologues, des anthropologues, des philosophes, des théologiens prendront la parole pendant ces trois jours et, dans le programme, la parité a été respectée. Parmi les intervenants l’historienne Michelle Perrot, la philosophe Sylviane Agacinski, la philosophe Geneviève Fraisse, la théologienne Véronique Margron…

Ces trois propositions se font dans un cadre chrétien.

De son côté, l’Institut Emilie du Châtelet organise à l’Université Paris Diderot, les lundis 15 et 22 octobre, des assises sur le thème : Le genre, à quoi ça sert ?

« [La notion de genre] reste souvent floue pour le grand public, incertaine dans la façon dont elle peut à la fois participer et se distinguer d’autres notions comme le sexe, les discriminations de sexe et de sexualité, le système patriarcal… Elle suscite des interrogations récurrentes que l’Institut Émilie du Châtelet, souvent sollicité sur ce thème, a décidé d’aborder de front au cours de ses Cinquièmes Assises: quand, comment, pourquoi a surgi et évolué ce concept dans les différents champs du savoir? »

La rédaction

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Commentaires

Effectivement, dimanche dernier encore, le célébrant dans son homélie a parlé de la femme comme "complément", tout en insistant sur son égale dignité(question philosophique: quel peut être le degré de dignité d'un complément,être qui n'est pas à part entière, et dont l'existence est utilitaire?) Selon lui, l'aide qu'elle est censée lui apporter est "spirituelle", il ne s'agit pas, a-t-ilprécisé, d'une aide pour faire la vaisselle ou le bricolage.....Une homélie de plus sur ce ton, et je cours à une messe basse en latin.....

À propos du thème des États Généraux du christianisme: "les femmes sont-elles condamnées à seconder les hommes?", rappelons qu'en Tunisie, le parti islamiste Ennahdha a fait voter, au mois d'août, le texte de loi suivant: L’Etat assure la protection des droits de la femme et de ses acquis, sous le principe de complémentarité avec l’homme au sein de la famille et en tant qu’associée à l’homme dans le développement de la patrie. L’Etat garantit l’égalité des chances pour la femme dans toutes les responsabilités. L’Etat garantit la lutte contre les violences faites aux femmes. Cer article de loi a soulevé la colère des associations progressistes, hommes et femmes ensemble (voir: http://news.aufeminin.com/tunisie-la-femme-complementaire-a-l-homme-actu5994.html) Il y a encore bien des ecclésiastiques faisant autorité qui défendent cette idée de "complémentarité". Il faut être naïf ou cynique pour ne pas voir que cette "complémentarité" n'est que l'habillage douceureux de la subordination. Tant il est vrai que ce sont toujours les femmes qui sont priées d'être complémentaires des hommes, et jamais l'inverse.

@ Michelle Tout ceci serait risible, si ce n'était pas mortel. Mais rions-en quand même: la dignité du complément, c'est de compléter, voyons! La dignité du grain de blé est d'être moulu, roti, changé en pain et tartiné de ocnfiture; la dignité du porc est dans le boudin aux pommes, la dignité du soldat est de servir de chair à canon, et la dignité de la femme est d'être une aide là où l'homme en a le plus besoin. Il n'y a que l'aide spirituelle qui me chiffonne un peu. Franchement, connaissant les hommes pour ce qu'ils sont, la marge est étroite. Au moins, dans l'aide à la procréation, les deux partenaires peuvent éventuellement recevoir à proportion de ce qu'ils donnent...

D'accord avec vous, Michelle et Anne-Marie sur la bêtise et la violence de cette notion de complément féminin. Sur le genre, premier retour intéressant du colloque à l'Institut Catholique de Lille : http://penser-le-genre-catholique.over-blog.com/article-de-la-theorie-du-genre-au-genre-une-ouverture-catholique-111201310.html

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