Le Comité de la Jupe crée la Conférence des Baptisé-e-s de France!

Comité de la Jupe

été 2009 340

Voici le discours tenu dimanche 11 octobre 2009 par Anne Soupa,
à l'issue de la Marche des Cathos Citoyens.

"Aujourd'hui, en ce lieu, maintenant, je rends grâce à cause de vous qui êtes venus, poussés par votre conscience, vous qui avez marché jusqu'ici, où nous sommes ensemble.

Notre diversité est évidente. Nous ne sommes pas "que des femmes", ou "que des laïcs". Parmi nous, il y a des prêtres, des religieux, des religieuses, des diacres, des gens de tous âges, des Parisiens, des Bordelais, des Dijonnais, des Lyonnais, des Nantais, des Strasbourgeois, des Vendéens… Et plus largement encore, dans différentes villes de France, des groupes se sont rassemblés aujourd'hui, en communion avec nous.

Je rends grâce pour ces échanges qui ont ponctué notre marche. Il est trop tôt pour en connaître l'ensemble. Mais voici quelques paroles, fortes, que nous rapporte Christine : (des exemples d'échanges produits par les marcheurs sont donnés)

Il nous est impossible désormais d'en rester à la question particulière portée au début par le comité de la jupe, celle de la dignité des femmes. Notre cause, maintenant, est plus vaste : l'horizon s'élargit. Qu'avons-nous en commun ? notre baptême! Et à cause de ce baptême qui nous a donné l’Esprit, nous croyons en la force de la parole et nous n’avons pas peur.

Un sentiment profond me pousse à rendre grâce pour notre Église qui nous a transmis le trésor de l'Évangile, ce trésor que nous devons, à notre tour, annoncer.

Mes mes ami-e-s, il est temps ! Oui mes ami-e-s il est temps de rendre compte de l'espérance qui est en nous.

Espérance ténue… mais déjà violente… Oui, violence d'une espérance qui nous pousse à prendre nos responsabilités.
On nous dit : vous voulez le pouvoir. Et bien oui, nous voulons pouvoir prendre  nos responsabilités.

Nous l’affirmons ici :
le pouvoir est une responsabilité
et la responsabilité est un pouvoir.
Alors à ceux qui nous disent : « Vous prenez le pouvoir ?»… Nous répondons : « nous  prenons nos responsabilités !"

Quelles responsabilités ? En France, les laïcs, mais aussi les prêtres et les diacres, disons "les baptisés", n'ont aucun lieu pour débattre tous ensemble, aucune instance où décider de l'avenir de leur Église et de ses missions.
Pour savoir ce qu’ils pensent, n'y aurait-il que le sondage ?
Est-il décent d'enfermer dans les cages des statistiques la voix des ces baptisés qui portent le nom incomparable de "fidèles du Christ" ? Non, il y  là quelque chose de dérisoire!

C'est pourquoi… Oui c'est pourquoi nous créons ici,
devant vous, avec vous, pour nous tous,
la Conférence des Baptisés de France,
notre maison de parole, notre assemblée commune
.

Laïcs fidèles du Christ, prêtres, diacres, religieux et religieuses, évêques et cardinaux y sont conviés, je dirais même plus, ils y sont… convoqués.
Désormais, nous tous,
nous sommes la Conférence des Baptisés de France.

Notre projet est ambitieux, mais nous nous confions au Christ, que nous voulons servir. Nous lui offrons toutes nos forces, toute notre patience, tout notre enthousiasme.
Dieu veuille que cette œuvre soit vraiment, pour nos frères et pour nos sœurs, source de liberté et de richesse.

Mais que sera La Conférence des Baptisés de France ?

Elle sera à l'image de l'ensemble des catholiques qui veulent une Église vivante.

Le premier chantier que nous ouvrons est celui de la représentativité. Et donc nous lançons un appel à ceux qui le souhaitent pour qu'ils nous rejoignent dans une instance constituante. Pour ce faire nous réunirons dès que possible des États généraux.

La Conférence des Baptisés de France qui naît aujourd'hui a trois fondements:

D'abord un attachement indéfectible à nos sources, la Bible et la grande Tradition catholique.
Ensuite, le respect fidèle de la lettre et de l'esprit de Vatican II – qui s'est ouvert il y a 47 ans jour pour jour.
Enfin, bien évidemment, la stricte parité entre les hommes et les femmes.

La Conférence des Baptisés de France aura besoin de moyens. Car… Même si nous sommes pleins d'ardeur, il nous faudra des bonnes volontés, un minimum de ressources, beaucoup de discernement et beaucoup, beaucoup de créativité… Elle aura besoin de vous et de beaucoup d'autres…

La Conférence des Baptisés de France se donne pour commencer trois missions, qui sont trois véritables ministères : les ministères de l'Écoute, de la Bénédiction, de l'Espérance.


Un ministère de l’Écoute :
Si nous voulons encourager la liberté de la parole pour les catholiques, nous voulons aussi écouter les souffrances, les joies et les aspirations profondes des hommes et des femmes de ce temps. Il importe que l’Évangile leur soit annoncé, vraiment, au cœur de leur vie.

Un ministère de la Bénédiction :
Nous voulons sans nous lasser reconnaître ce qui se fait de bon et de beau dans le monde, les actes d’amour, de générosité, de compassion, de pardon et de partage. Tout simplement voir Dieu à l’œuvre… Et le louer !

Un ministère de l’Espérance :
Nous croyons que l'être humain aspire profondément à rencontrer Dieu, et que Dieu lui offre la vie en abondance. Nous devons annoncer cette sollicitude de Dieu envers chacun et chacune, et pour l'humanité toute entière.

Ce soir, ce 11 octobre 2009,
en cette place St Sulpice de Paris, d'où partit au 17e siècle un nouvel élan missionnaire,
tous ensemble,
nous sommes la première expression
de la Conférence des Baptisés de France.

Désormais, vous en êtes les ambassadeurs ! Portez l'appel ! Portez le à tous et à toutes –

ils sont nombreux ceux qui vous attendent,
dans les paroisses, dans les mouvements, dans les services, dans les communautés, dans vos familles.

Vous êtes venus dans la confiance, repartez dans l'espérance.

Et que Dieu, dans sa bienveillance,
nous accompagne et nous bénisse !

Anne Soupa

2009-10-11 745v2

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Commentaires

@martine Faïsse; Je suis de loin d'être intégriste , je suis vraiment quelqu'un d'ouvert au dialogue mais pour moi après maintes lectures, aussi bien théologique ou ceux des saints, je suis convaincu que le sacerdoce pour les femmes est une hérésie pas moins que ça. J'ai fait mes recherches sans connaitre ce que Jean Paul II avait dit de cela mais en effet si j'avais été pape j'aurais agit exactement comme lui ces-à-dire, j'aurais coupé court à tout dialogue sur ce sujet comme il l'a fait. Et malheureusement à tort peut-être, le comité de la jupe est vu comme un mouvement qui cherche tout doucement à introduire le sacerdoce ministériel des femmes dans l'Église , je pense que c'est l'une des raisons qui fait qu'il suscite tant de méfiance dans l'Église.

@Fred sur le sacerdoce des femmes, Le Comité de la Jupe, celles qui le représentent dans les médias, sont régulièrement interrogés sur cette question du sacerdoce des femmes. Nous indiquons avec constance que nous avons une opinion, mais que cette question ne fait en aucune façon partie des "revendications" que nous avons sur les discriminations envers les femmes. En revanche, nous pensons qu'il n'est pas bon qu'une telle question soit déclarée interdite. Nous ne sommes pas les seules à regretter cet état de fait, de nombreux théologiens de très grand renom et d'une indiscutable fidélité à la Tradition catholique, ont exprimé leur regret et même leur opposition à cette interdiction, y compris ceux qui sur le fond était en accord avec le pape. En tout état de cause, nous considérons que la question du sacerdoce des femmes n'est pas, très loin de là, une priorité. Quand à la méfiance que nous susciterions, je ne sais pas à quoi vous faites allusion. Les messages de sympathie et de soutien se bousculent sur nos mails et nos téléphones, ils émanent de nos amis qui sont parfois de "simples" baptisés, souvent des prêtres, des théologiens, des évêques. Le temps viendra peut-être où nous souhaiterons que ces soutiens amicaux s'expriment publiquement. Pour l'heure, nous sommes un mouvement de baptisés à peine naissant, et puisque nous usons de la situation de responsabilité qui est celle de notre baptême, il n'y a aucune raison pour que nous nous abritions derrière une autre autorité, fusse-t-elle celle d'amis éminents dans la hiérarchie ecclésiastique. Christine pour le Comité et la CBF en train de naître

Enfin un peu d'air frais dans cette Eglise qui se dit universelle mais reste romaine et cléricale. L'un des problèmes à regarder en face c'est celui des prêtres. Homme ou femme, marié(e) ou pas, là n'est pas la question. Mais n'a-t-on pas dès les premiers siècles continué à fonctionner avec le modèle du prêtre juif, intermédiaire entre Dieu et les hommes, entre le divin sacré et l'humain ? (Comme d'ailleurs le prêtre dans les religions "païennes") On a oublié que l'Eglise est un peuple de prêtres, de prophètes et des rois...c'est le lot de tout baptisé et pas seulement de ceux qui se prétendent plus spécialement appelés. Nous sommes tous appelés à vivre notre baptême dans sa plénitude . Le sacerdoce pour les femmes, NON si c'est pour reproduire celui qui est actuellement vécu par des hommes. Les premiers presbytes étaient choisis dans les communautés pour être au service de leurs frères, sans doute au vu de leur sagesse et de leur vie en conformité avec l'Evangile. On peut penser qu'ils avaient derrière eux une certaine expérience de la vie familiale ou professionnelle...Et qu'étant arrivés à un certain âge ils n'avaient plus à faire la preuve de leur valeur ni a faire carrière... Est-ce qu'on ne s'est pas un peu fourvoyé en appelant à la "vocations" sacerdotale des jeunes (hommes) qui ne connaissent presque rien de la vie (et surtout rien des femmes !!!) et qui vont essayer pour certains degravir les échelons des dignités ecclésiastiques... Chacun essaie de tirer l'Esprit Saint de son côté...mais on peut tout de même se demander s'il n'est pas "interdit de séjour au Vatican...

Je suis de Lyon et je rentre de l'après-midi passée avec 50 personnes réunies pour manifester notre soutien et dire nos espérances, nos soucis, nos déceptions. oui, nous voulons compter dans cette église dont nous sommes membres à part entière. Et manifester notre désir de participer aux décisions de l'Eglise.

50 à Lyon, en communion avec les parisiens, la dynamique est lancée meme si ns avions besoin d'un temps différent ! on passe ce soir sur France 3 Rhone Alpes a bientot amitiés MH

Bravo! Merci! Enfin! PAUL

bravo pour votre initiative. Je participerai volontiers à vos activités. Jean-Claude Eslin revue Esprit et Centre Sèvres

Merci à vous tous bon courage nous sommes avec vous. les montalbanaises, et montalbanais.

J'y étais, ce fut très émouvant de se rassembler et d'entendre une parole riche, fournie, qui fusait pour dire son amour pour l'Eglise de Jesus-Christ et les obstacles, les frustrations, les écœurements rencontrés en chemin. Ce fut beau et digne, un cortège de 300 personnes marchant en tête de tous ceux qui n'avaient pas pu être là. Et qui fait aussi la joie de ceux, qui ne partageant par notre foi, attachent de l'importance à la parole de l'Eglise. Ce fut historique sûrement. Il a avait de quoi, des paroles mûries, ciselées, sincères et qui touchaient au cœur, directement, au-delà de la diversité des personnes réunies. Un moment courageux aussi, même si Anne Soupa ne se sent d'aucun courage, et pense surtout à tous ceux qui ne peuvent pas parler. Baptisés et Citoyens: Voici une Bonne Nouvelle, je vous la transmets, et vous pouvez la transmettre, elle donnera de la joie!

Voilà, j'étais hier à la marche, et je voulais dire à Anne et Christine, et à ceux et celles qui les ont aidées, un grand grand merci pour cette journée, pour le Comité de la Jupe... ...et pour la conférence des baptisé e s de France. Merci de mettre votre compétence intellectuelle au service de ceux et celles comme moi, qui ont des intuitions, mais n'ont pas la formation suffisante pour l'exprimer dans le respect de la Grande Tradition Catholique. Oui, l'église catholique est ma mère, et confusément, à cause de cette Tradition, je sens que c'est chez elle que je veux rester. Alors, vraiment, un grand merci. Dans les 2 années qui viennent, du fait de mon travail et de ma charge régionale au sein de la Communauté Vie Chrétienne, j'ai peu de temps à consacrer à la conférence, mais peut-être j'aurai le temps de participer aux Etats Généraux, si ça se passe un dimanche comme la marche. J'attends des nouvelles. Mais comme justement je travaille, j'ai un peu de ressources. Alors je vais vous envoyer une participation aux frais. Vous recevrez cela dans les jours qui viennent. C'est le moins que je puisse faire (je suis déjà adhérente). Encore encore un grand merci pour cette belle et bonne journée.

Une cinquantaine de personnes réunies au Mans et des rencontres en marche en paroles et en questions, de la recherche... Merci pour cet élan énergique!

300 sur tt les cathos de Paris ca ne fait pas beaucoup. si la France pouvait se targuer d'avoir un pourcentage de "sans voix"(cit Le Monde) aussi faible ca serait Top... Si 300 personnes(données organisteurs...) à Paris suffisent Pour creer un malaise catholique... ou va t'on? cela dit, je suis toujours attristé de voir des futurs schismes en cours ce creations... http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/10/des-cathos-de-l-interieur-expriment-une-parole-critique-au-sein-de-l-eglise_1252165_823448.html

@ Louis de Lo: Pourquoi dès qu'il y aurait désaccord il y aurait cette peur du schisme? Dans nos familles, nous ne sommes pas forcément d'accord avec nos parents, nos enfants, nos frères et soeurs. Est-ce pour autant que l'on quitte notre famille qu'on aime? Non! Nous réfutons le "si vous n'êtes pas content de votre Eglise vous la quittez" d'une part parce que nous l'aimons, et d'autre part, j'ose ici rappeler que notre appartenance à l'Eglise n'est de l'ordre de l'appartenance à un parti politique. Notre Eglise se construit autour de l'Eucharistie et la communion des saints. Nous sommes tous enfants de Dieu.

Merci pour cette initiative d'ouverture, qui nous permet de prendre notre place de baptisés en sortant de cette fausse alternative : conservateurs-progressistes, et qui rend sa place à l'Evangile qui n'est la propriété de personne, mais la Bonne Nouvelle destinée et confiée à tous. Si je n'ai pas pu participer à la marche sinon de coeur, du fait de l'éloignement géographique, je m'associe avec bonheur à la conférence des baptisés.

Je n'ai pu participer à la marche mais je m'associe bien volontiers à toute initiative qui refuse de transformer notre Eglise en secte de sujets cautionnant d'avance ou au nom de sa défense face au "monde du mal" toutes les initiatives issues des lobbies accédant au pouvoir dans l'Eglise.

Bonjour, et bravo. Je regrette de n'avoir pas été parmi vous hier - informée trop tard. Je vous rencontrerais volontiers, voire me joindrais à votre Conférence des Baptisés de France. J'ai évoqué ce matin votre action sur mon site : http://amainsnues.hautetfort.com/archive/2009/10/12/888e381cdc1aa1cd83222ec4431ba03c.html Bien cordialement.

Je viens de lire dans le Monde votre interview. J'ai parcouru attentivement votre site qui est bien fait. Bravo. Je vous aurai rejoins sans difficulté avec plusieurs dizaines d'autres catholiques de la Région Centre si nous n'étions pas en désaccord formel sur l'accès au sacerdoce des hommes mariés et des femmes.

d'accord pour les trois missions Je souhaite faire partie de l'assemblée constituante, et m'engage donc à participer aux Etats Généraux..; A toutes et à tous, je souhaite bon courage, belle créativité et beaucoup d'espérance active

Je m'associe à l'espérance qui a pris forme hier à St Sulpice où je me trouvais. Si l'Eglise est un risque que le Christ a voulu prendre, je veux croire que la désormais Conférence des baptisé-e-s de France a su toucher son coeur parce qu’il en en est la source! L'arbre se mesurera à ses fruits. Voici ceux dont je rêve : ·une détermination humble car nous sommes de l’église confiée à Pierre ; ·la primauté de l'écoute car nous sommes de l’église qui s'enrichit dès qu’elle fait place à l’autre ; ·la recherche d'un langage de foi pour notre temps, car nous sommes de l’église qui veut être missionnaire avec imagination et intelligence. Merci pour la parole fondatrice entendue à St Sulpice : j’ai eu le sentiment d’assister à un événement riche et indispensable. Je me tiens à la disposition de ce qui est en germe.

après cette journée , je rends grâce avec vous pour cette Eglise en marche. prête à vous aider de mon mieux. MERCI de votre courage , de votre amour de l'Eglise même quand elle fait mal . MERCI à nos pasteurs qui nous portent et pour eux, je reprends les mots de l'un d'eux: "une dernière fois, je vous redis la parole de Saint Paul, parole dont j'ai toujours fait l'expérience: "l'espérance ne déçoit pas" Faisons nôtres les ambitions de Dieu pour notre Eglise. Rien n'est impossible à Dieu" Claudine Onfray

A mon âge je n ai plus envie de me battre . Après tous ces évènements,je reste fidèle à mon baptème mais je préfère aller au temple luthérien où je suis acceptée telle que je suis et où tous ces problèmes de primauté et d'acceptation de la femme sont résolus depuis fort longtemps .Soyez rassurés ma foi n a pas diminué tout au contraire !Par contre je le dis et le redis tant que l'Eglise Catholique Romaine n aura pas accepté des PRETRES MARIES au sacerdose ,elle gardera toujours sA MENTALITE MYSOGINE .Comment voulez vous que des hommes qui n ont jamais aimé une femme aient le même regard,que des hommes mariés qui peuvent témoigner de leur expérience et de leur joie .ALORS commencez par là et le reste suivra .Ce n est pas la peine d'écouter les réponses "vaseuses" du genre :un prètre n a pas le temps de s occuper de sa famille !comment font les prètres des Eglises Catholiques d Orient .Je vous souhaite bon courage,je prie avec vous et que l ESprit souffle.Anne-Marie

Je trouve dommage que le concept d'EGALITE ait encore une fois perdu son sens premier d'EQUITE. La sociologie révèle à la société les inadmissibles inégalités de genre sexués (salaires, jeux de pouvoirs ...). Par la politique et l'évolution des moeurs, on est en train de les atténuer petit à petit dans les sphères professionnelles et émotionnelles. Ce n'est pas toujours facile, mais nous le croyons tous, c'est le chemin d'une juste égalité entre hommes et femmes de CE monde. Je pense que vous croyez comme moi que l'homme est par ailleurs spirituel. Être spirituel ce n'est pas être un homme social avec des pensées spirituelles, c'est reconnaitre une essence fondamentale spirituelle en nous, une huile qui ne se mélange pas avec l'eau de notre essence sociale. Nous sommes pluriels : sociaux, et spirituels. Quand on médite dans l'Esprit, loin des concepts sociaux, l'on redécouvre la différence fondamentale entre Hommes et Femmes dans leur être spirituel. Prenez votre Bible, lisez le Cantique des Cantiques sur un fond de Jazz, dans la nature, ou dans un vrai silence, l'art vous le fera-t-il percevoir ? La beauté d'une différence spirituelle entre hommes et femmes, comme deux notes de musiques, différentes, font un accord si imparfait mais si beau. Cet accord génial, sous prétexte d'égalité, on le désaccorderait pour en faire un son unique (et dissonant) ??? Il est à la Genèse de l'amour et de l'art. Je ressens par là que l'égalité est au social ce que l'équité est au spirituel. L'équité n'est pas l'application bête d'une pensée sociale juste et démocratique "On a tous le droit au même gâteau". (Je dis bien que cette pensée sociale est JUSTE, mais que son application au spirituel est BÊTE). Non, l'équité c'est l'égalité dans la différence. Qu'on se le dise une fois pour toute, la différence spirituelle n'est pas l'inégalité sociale. La différence fait la richesse des Nations, pas les nations d'A. Smith, mais celles des communautés de chrétiens qui ne connaissent pas tout de ce qu'ils sont spirituellement, et acceptent de faire confiance au bon Dieu comme à l'Église romaine. Revenons donc au concret de vos aspirations pour le mouvement catholique ==> "Peut-on penser avec Sagesse la stricte égalité des vocations religieuses masculines et féminines ?". Si cette égalité est une équité qui admet une différence spirituelle entre l'homme et la femme. Alors je suis d'accord. Et je dis même que cette égalité nous l'avons déjà ! Soeur Theresa, Sainte Thérèse, et toutes les grandes chrétiennes ne sont pas moins bien que les prêtres. Elles sont l'apothéose de la Femme Chrétienne. Notre Eglise romaine parle un langage souvent incompréhensible avec les lunettes du social, mais si l'on ne réfléchit plus et que l'on accepte cela, avec confiance, comme spirituellement reçu de Dieu, alors l'Esprit nous révèle des petits secrets qui nous font voir un peu plus le Visage de Dieu. Comme un grand puzzle infini finalement... L'Église romaine catholique tient pour héritage une dissociation des vocations spirituelles entre hommes et femmes, cette dissociation est une différence équitable, elle n'est pas inégalité sociale. L'Église n'est pas qu'un organe politique. L'Eglise est sociale(religieuse) ET spirituelle. Cela mériterait encore approfondissements... avec la grâce de Dieu !

Bravo pour ce mouvement que vous avez initié pour faire bouger notre Eglise et la ré-ancrer dans le monde d'aujourd'hui ! Quel courage ! Quelle espérance ! Les échanges que nous avons eus hier entre "cathos citoyens" reflétaient une incroyable diversité de points de vue, certains très orientés sur la place des femmes dans l'Eglise, d'autres beaucoup plus globaux sur la place et le positionnement de l'Eglise dans la société. Les grandes discussions ne font que commencer et seront certainement animées, mais je crois comme vous que cette diversité et les tensions qu'elle engendrera sont un vrai gage de fécondité. En tout état de cause, c'est une formidable dynamique que vous avez lancée et sur laquelle, j'en suis sure, beaucoup de chrétiens, notamment les jeunes, comptent. A défaut de pouvoir, dans un premier temps au moins, mobiliser largement les religieux qui pourraient être en porte-a-faux avec leurs congrégations ou leurs diocèses, il me semble que les mouvements associatifs d'Eglise sont une porte d'entrée à privilégier. Ils regroupent en effet des chrétiens déjà engagés en petites communautés dans une volonté de mettre en oeuvre concrètement l'Evangile dans notre monde. Que l'Esprit nous guide dans cette réflexion - action aussi ambitieuse qu'indispensable ! Encore merci !

Depuis 1995, Partenia 2000 lutte contre toutes les exclusions, que ce soit dans l’Eglise ou dans la société. Dès qu’il est question de dignité, que ce soit la dignité des femmes ou celle des hommes, nous sommes sur le qui-vive ! Alors, à notre tour de nous exclamer : bravo et merci ! Gérard Warenghem http://partenia2000.over-blog.com/

Je prie que Dieu guide votre route. N'oubliez pas que c'est la prière et le discernement qui doivent guider votre route, et jamais l'ambition personnelle. Une petite remarque, si je puis me permettre : n'oubliez pas que vous parlez d'une Eglise mondiale, et que la manière dont elle est perçue varie beaucoup selon les pays. Les changements auxquels vous aspirez vous paraissent nécessaires en France... le sont-ils à l'échelle mondiale ? Des choses doivent probablement changer, mais lesquelles ? Attention à ne pas nous laisser guider par la frustration. L'amour, seulement l'amour. Bonne marche.

Il y a deux demandes possibles derrière votre mouvement : femmes-prêtres ou démocratie ecclésiale. Il y aura des femmes-prêtres le jour où les hommes pourront accoucher et allaiter. Car, LA est la source du pouvoir que les femmes ont sur les hommes et que ceux-ci essaient, maladroitement, par la culture, de compenser. Etre "responsable", signifie être en mesure de "répondre", donc devant "quelqu'un". De qui s'agit-il ? De sa conscience, de Dieu ? C'est déjà le cas de tout baptisé. Mais s'il s'agit de responsabilités collectives, ecclésiales il n'y a que deux possibilités : la hiérarchie sacramentelle de l'Eglise (et donc pape, évêques et prêtres), ou bien le peuple des baptisés (via des procédures électives). Manifestement vous faites le second choix et c'est là que vous n'êtes plus catholiques! Il y a toujours eu, certes, des élections de laïcs par les laïcs dans l'Eglise (fabriques, confréries laïques), mais elles étaient alors sous l'autorité du clergé (sinon, elles étaient hors de l'Eglise). Ce que vous demandez, c'est un système "démocratique" inspiré des pratiques protestantes. Il faut alors accepter toutes les "tares" du protestantisme : politisation, fragmentation, égotisme des structures, usage de méthodes marketing démagogiques, perte de la continuité apostolique.

Très sensible au fait que beaucoup de catholiques quittent peu à peu l'Eglise sans faire de bruit et parceque comme vous solidement attachée et reconnaissante du trésor qu'elle m'a transmis, je soutiendrai mon mari qui vous a déjà mis un message si vous avez besoin de conseils et d'aide sur les questions de gouvernance puisque c'est son métier et qu'il se propose d'apporter sa contribution au grand chantier que vous avez ouvert. Nous avons de notre côté une expérience de prise de responsabilités ds l'Eglise( aumônerie, groupes alpha) et faisons partie de la Communauté Vie Chrétienne.Moi m^me je suis investie désormais hors de l'Eglise, il y a un temps pour tout! ( Nous avons aussi plusieurs amis prêtres bien sûr!) en union de prière C Salvanès

@ Julius, Vous faites bien de parler des fabriques : avec leur disparition à la jointure du XIXème et du XX ème, il n'y a plus désormais aucun contre-pouvoir au curé qui fait ce qu'il veut comme il veut. C'est un vrai problème, signalé je ne sais plus dans quel document, par un de nos évêques clairvoyants, Mgr Rouet. Mais surtout vous posez la bonne question : devant qui sommes-nous responsables ? Devant qui moi baptisée suis-je responsable ? Je suis responsable devant celles et ceux qui ne connaissent pas Jésus et Son Evangile, devant celles et ceux qui n'attendent rien de l'Eglise et de son Christ, alors qu'ils sont en manque de sens, en soif d'amour et de vérité... En ce souci vécu quotidiennement, je suis au coeur de l'Eglise catholique, je le sais. Car TOUTES les responsabilités "collectives, ecclésiales" sont relatives à cette Mission. Et laissez à la hiérarchie son boulot : à elle de dire qui est catholique ou pas !

Trouver sa place au sein de son église me semble être une démarche normale et adulte. N'est-ce pas Jésus lui-même qui nous a montré l'exemple en dénonçant les hypocrisies, les incohérences, les paradoxes de sa propre religion ? Jésus aimait sa religion et son peuple : cela ne l'empêchait pas de les critiquer et de les mettre face à leurs propres contradictions. C'est ce qu'il a fait toute sa vie. Je crois que pour vivre pleinement sa religion, il faut commencer par être vrai avec soi-même, ne pas se mentir, ne pas être frileux : oser dire sa pensée, se faire un devoir d'accorder celle-ci avec paroles et actes, oser choquer. Oui je suis d'accord pour une égalité des sexes. J'adhère pleinement aux idées du comité de la jupe et je dis MERCI et BRAVO !!

Le P. Laurent Villemin exprime dans un article de La Croix de ce jour une position très critique sur le projet d’une conférence des baptisés, avec pertinence mais dans un légalisme qui vise à discréditer l’initiative. http://www.la-croix.com/Quelle-place-peuvent--revendiquer--les-laics-dans-l-Eglise/article/2397400/4078 Je crois qu’il vaudrait mieux ne pas esquiver la question qu’il pose : Qu’est ce qui me conduit à parler avec autorité au nom de Dieu ?, même si la question mélange autorité spirituelle et pouvoir temporel, ou plutôt discrédite le temporel au nom du spirituel (ce qui laisse supposer que le spirituel est selon lui atemporel). Ce qui fonde l’autorité de l’esprit, et comme conséquence le pouvoir temporel, c’est le service et non la domination. Une prise de responsabilité temporelle peut donc très bien viser à servir l’église et non à la dominer. On peut donc lui retourner le compliment : Est ce que la constitution de l’église telle qu’il la présente, est pensée comme un service ou bien comme une domination. Et poser en même temps la question de la perception. Si elle est pensée comme un service, est-elle perçue comme telle (temporellement) ? En excluant toute temporalité au pouvoir spirituel, ,il interdit aux fidèles le droit à la contestation et à la revendication mais légitime par là leur seule soumission. Son point de vue me semble contestable depuis Vatican 2 car ne dit absolument rien de la place des laïcs dans l’église. Guy

A Louis et Julius. Et si nous commencions d'abord par un état des lieux ? Combien d'églises fermées ? Combien d'églises sans prêtres ? Combien d'ordinations par an aujourd'hui ? Quel est l'âge moyen du prêtre aujourd'hui ? Quelle proportion de femmes parmi les fidèles ? parmi les catéchistes ? Parmi ceux qui ouvrent et ferment et fleurissent nos églises ? Catholique ne veut-il pas dire universel ? Dans "universel", les femmes sont-elles comprises ? La mission des femmes, n'est-elle pas celle de tout chrétien : évangéliser ? L'église se porte-t-elle si bien que ce soit un crime de la part des femmes que de vouloir lui rendre vie ? Les femmes étaient au pied de la croix. Les femmes ont été les 1ers témoins de la résurrection et les 1ères à y croire. Les plus beaux portraits de Jésus dans l'Evangile sont ceux où il se trouve face aux femmes. Et vous voudriez nous faire taire ?? Jésus, au secours !! Ils ne nous lapident plus mais ils veulent nous museler !!

Nous n'avons pas pu être physiquement parmi vous, cette fois-ci. Mais nous y étions de coeur. A suivre !

Martine, je comprends tout à fait le sentiment qui vous fait pousser ce cri. Femmes et hommes avons la meme part au Royaume de Dieu. Personnellement, je considere toutes les saintes de Dieu comme des modeles pour ma propre vie, et cela n'a rien à voir avec leur sexe. Vous dites juste quand vous dites que hommes et femmes nous avons pour vocation d'Evangeliser. De faire vivre l'Eglise. Et vous dites juste aussi quand vous comptez numériquement la place des femmes dans l'église, bien plus importante que celles des hommes. Au dela du numerique, au plan theologique, les femmes ont une importance geniale dans les Ecritures, et dans l'Eglise. Une place de choix que les hommes n'ont pas, car leur mission d'evangelisation se decline differement. Jesus dit à Marie d'etre la mère de l'humanité, à Pierre d'etre le guide de l'eglise. Il ne hierarchise pas les sexes, il continue de les faire s'enrichir mutuellement. A Marie l'amour et l'humanité toute entiere, à Pierre l'Eglise et les sacrements. Prenons l'exemple de Jeanne d'Arc, elle a prouvé aux hommes que le courage et la Foi n'avaient rien de masculin, que Dieu donnait ses graces à tous ses enfants, sans distinction de sexe. Elle a "mis la patée aux hommes". Mais Jeanne d'Arc est une leadeuse chretienne qui accepte que Dieu ait donné deux missions distinctes aux hommes et aux femmes, de manieres differentes d'evangeliser et de le louer. Vous avez raison de dire que les communautes de fideles se rarefient dans certains lieux, mais denaturer ce qui les rend Vivantes, en reecrivant les regles du Pere, cela me semble accelerer le trou dans la couche d'ozone. Les femmes sont primordiales pour l'eglise, les hommes aussi, il le sont chacun tout autant mais differement.

@ Martine, il n'est pas question de refuser aux femmes le rôle de tout baptisé. Sinon, je ne saisis pas vos arguments. Je ne cherche pas à vous faire taire, je souligne simplement que certaines idées placent hors de l'Eglise. Vous dites : L’église se porte-t-elle si bien que ce soit un crime de la part des femmes que de vouloir lui rendre vie ?" C'est une très belle phrase et je souscris à cette position. Mais qu'en déduisez-vous : Voulez-vous faire entrer des femmes dans l'ordre sacerdotal ? Ou voulez-vous faire évoluer les rôles réciproques du fidèle (homme ou femme) face au prêtre ? Ou bien s'agit-il d'autre chose ? A force de rester dans le flou, on est conduit à penser que vous cherchez essentiellement à détruire et donc amené à rejeter en bloc vos idées. En étant plus ciblée dans votre analyse et en tenant mieux compte des possibilités qui existent dés à présent dans l'Eglise (création de congrégations laïques ou religieuses, à charisme propre), il serait davantage possible d'avancer en commun. Les saints et saintes du passé n'ont jamais posé la question en termes de pouvoirs sur l'Eglise, ils (elles) ont simplement demandé une certaine liberté d'expérimentation. C'est cette attitude qui fut fructueuse !

Il est vrai que souvent tout changement profond et durable de l’Eglise est toujours venu d’en bas .La comite de la jupe se dit nécessairement la même chose lorsqu’elle organise des colloques, ou cherche à sensibilise des catholique en organisant des manifestations ou tout autre rassemblement comme celle de ce dimanche. Pourtant on est force de constater qu’elles n’ont pas de succès, ni dans l’Eglise, ni en dehors de l’Eglise. Je suis un jeune étudiant catholique pratiquant, je fréquente souvent des différents réunion des jeune catholique, comme les pèlerinages, des réunions comme JMJ , des groupe de prières …. Mais la première chose qu’on constante dans ce genre de manifestation c’est à quel point ces jeunes pratiquant sont souvent en phase avec la plupart d’enseignement morale ou pas de l’Eglise et du Pape. Mais si ce genre de comite comme « la comite de la jupe » n’ont jamais eu de poids dans l’Eglise c’est parce que justement, elle cherche à changer l’Eglise du bas en haut or le bas pratiquant a toujours eu un attachement presque sans faille au pape et au magistère .Et pourquoi ? Pour répondre à cette question il convient de se poser une autre question. Qu’est ce que les théologiens comme Anne soupa proposent de nouveau à l’Eglise ? Rien d’autre qu’une nouvelle exégèse, une nouvelle interprétation de la bible, une nouvelle façon de vivre la foi chrétienne .Le problème c’est qu’il en existe des milliers d’exégèses différents dans le monde chrétien, on dénombre des centaines de courant chrétien dans le monde tous avec une façon différente de lire la bible et parfois en opposition entre eux. La spécificité de l’Eglise catholique c’est le magistère et les écrits des mystiques. Et ce sont justement ces derniers qui font default par exemple à la comité de la jupe .Lorsqu’on lit par exemple le petit journal de Ste Faustine , les lettres ou les écrits de St Padre Pio, de Marthe Robin… ou certain apparition reconnue récente ,on ne peut que constater une cohérence et une appuie sans équivoque à l’Eglise pour ce qui est du ministère sacerdotal ou les questions de la morale .Évidement que les apparitions ou révélations privés ne sont en aucun cas une révélation particulière en compliment à la seule révélation qui est l’évangile mais il me semble qu’on ne peut tout même pas ignorer leur influence sur la théologie catholique, tout au long de l’histoire mais surtout ils ont toujours constitué et continuent de constituer l'un des piliers théologique et catéchistique du fidèle catholique . Voilà pourquoi je pense que des telles comités ne parviendront jamais à changer l’Eglise à part influencer des schismes visible ou invisible. Je vous fais partager ce message de Jesus à Don Ottavio Michelini qui est sortie dans le dernier Stella Marisµ http://www.parvis.ch/stella_maris/sm_462/jesus_sacerdoce.html

Je découvre avec intérêt votre initiative,à la suite d'articles dans la presse. Et je voudrais également souligner la nécessité d'oeuvrer afin que le regard de certains clercs et laïques soit purifié des préjugés à l'encontre des personnes homosexuelles. Le discours de certains d'entre ces catholiques sur ces personnes est souvent inacceptable, contre-évangélique et nocif. Les homosexuels ont un rôle éminent à jouer dans l'économie du salut et par eux Dieu nous parle. Ils ont la même dignité que tous les autres enfants de Dieu. Ils doivent être acceptés avec tout ce qui les constitue puisque ils ont été désirés tels qu'ils sont par le Créateur. Il faut en finir avec l'exclusion de l'Eglise à leur égard. Quelles est la seule institution, le seul "employeur" qui, aujourd'hui, peut se permettre de refuser un homosexuel ouvertement car il est homosexuel, sans risquer une condamnation devant les tribunaux ? Notre Eglise, malheureusement.

Oui, l'article de Villemin dans Lacroix du 13 est terriblement décevant : discrédit méprisant. Contrairement à ce qu'il dit, la "revendication" est une forme d'humilité, sachant tout ce que cela implique aujourd'hui. Ces réactions de la part d'un responsable des questions laïques dans l'Eglise justifient le mouvement du Comité. Car les propos de Villemin signifient : "Pas de dialogue possible". La perspective masculine est insuffisante, nous avons besoin d'une perspectve féminine complémentaire à celle de l'homme. Les femmes qui soutiennent les positions d'un L. Villemin vont à l'encontre d'une perspective féminine indispensable à l'Eglise aujourd'hui. Bonne route au Comité!

"Je me permets d'inviter avec une certaine insistante celles et ceux qui depuis longtemps souffrent du manque de liberté de parole dans l'Eglise - au point, pour beaucoup, de l'avoir "quittée" plus ou moins, ou pour de bon - à considérer cet appel : il tient à ceux qui l'entendent qu'il soit tombe ou berceau d'un réveil qu'il n'est pas réaliste d'attendre avant longtemps d' "en-haut". Or il y a urgence." C'est ainsi que j'ai présenté sur le Blog des groupes Jonas ce discours-évènement. Oui "discours-évènement", je le dis en espérance et en engagement, je le redis ici. Et je voudrais dire à Fred : J'ai dans le Christ un frère et une soeur aînés, que le P. Congar a appelés les deux "phares mystiques pour notre siècle atomique" (le XXème). Charles de Foucauld et Thérèse de Lisieux n'ont jamais bénéficié de phénomènes extraordinaires (ou alors à leurs tout débuts et n'en n'ont rien dit) ; tout au contraire ils ont vécu paisiblement et amoureusement dans la nuit de la foi ; ils ont été des mystiques du Dieu qui se cache et qui, de ce fait, fait grandir le désir, l'éros, l'amour. Nous vous bousculons et pour vous rassurer vous dites que nous ne connaissons pas les mystiques ... or vous verrez en vivant la foi au long des âges de votre vie qu'il y a beaucoup de mystiques, chacun étant unique ... Et que tout baptisé, vous, moi, nous sommes appelés à l'être, mystique. Appel qui nous laisse très libre. Quand j'ai décidé d'adhérer au Comité de la Jupe, je l'ai fait en me référant à un Père de l'Eglise, un mystique parlant en mystique de notre Père dans la foi, Abraham. "Abraham partit sans savoir où il allait", dit l'Epitre aux Hébreux dans cette extraordinaire galerie de portraits de croyants qui ont précédé Jésus (Ch. 11). Et Grégoire de Nysse de commenter : c'est parce qu'il ne savait pas où il allait qu'il savait qu'il allait dans la bonne direction ! On peut se demander où il a été chercher ça ; si ce n'est pas une bêtise comme il arrive que même les Pères de l'Eglise en disent. Et alors on se met à chercher par soi-même et on grandit dans la foi. Pour moi je trouve la réponse dans les deux lieux sources de la foi de l'Eglise : - L'Ecriture : le dernier mot de la Bible est Maranatha : Viens Seigneur Jésus (Il vient continuellement dans notre vie, nous surprenant par sa jeunesse, par sa nouveauté chaque jour) - La prière : Veni Creator : Viens Esprit Créateur : oui, Créateur aujourd'hui, y compris dans l'Eglise, de la mère de famille au Pape. L'Esprit du Ressuscité souffle où Il veut. Et toi tu entends sa voix. Et tu ne sais pas d'où Il vient ni où Il va... (Jésus à Nicodème, à vous, à moi, à tous, en Jean 3, 8).

chère Thérèse Huvelin; Merci de votre patiente et de votre réponse Comme vous l'avez dit nous sommes tous appelés à être des mystiques,et tous ceux qui croient en Dieu sont des mystiques. Tous ceux qui communient en sachant ce qu’ils font, sont des mystiques. Les petits enfants qui entendent Jésus leur parler dans leur cœur et qui Lui répondent, sont des mystiques. Mais si nous sommes tous des mystiques nous n’avons pas reçu tous les mêmes charismes et L’Eglise que nous sommes doit exploiter tous les charismes que l’Esprit Saint suscite dans l’Eglise. Il y a des mystiques comme Ste Bernadette , Ste Faustine , St Padre Pio , Marthe Robin ,… qui ont réçu le charisme d’etre des prophètes dans l'Église . Ce charisme ne fait pas d’eux des saints ou des mystiques meilleurs que les autres mais leur donne un charisme particulier dans l’Eglise. Sainte Gertrude d‘Helfta se plaignait à Saint Jean l’Évangéliste qui lui apparaissait, de ne pas nous avoir fait connaître plus tôt tout l’Amour qu’il avait senti dans le Cœur de Jésus, quand il se reposait sur Lui. Et Jean lui avait répondu : – Les secrets du Cœur de Jésus ne devaient être révélés que bien plus tard, quand, au cours des siècles, l’amour se serait refroidi.” Que de révélations en si peu de mots! En effet : – L’amour, nous le constatons bien, se refroidit au cours des années, et il faut que Dieu vienne de temps en temps le réchauffer. – Jean a senti tout l’amour de Jésus dans les battements de son Cœur. – Jésus, ne nous a pas donné l’intégralité de sa pensée: nous ne serions pas capables de la porter et encore moins de la comprendre. Il la distille lentement au cours des siècles, à partir de ce qu’Il avait dit aux apôtres; ainsi, nous comprenons mieux sa parole, et quand le besoin se fait sentir, Il en “révèle” un aspect nouveau, une facette cachée. Alors pourquoi le Comité de la jupe ne prend pas en compte ce que ces catholique ont à dire à L’Eglise , ce que le christ veut nous dire ou nous communiquer à travers eux ? Jésus disait par exemple à Sainte Faustine « J’aime la Pologne d’un amour particulier, et si elle m’est fidèle, je l’élèverai en puissance et en sainteté. C’est d’elle que sortira l’étincelle qui préparera le monde à mon ultime venue. » (Petit Journal, n°1732) comment n’est pas y voir une allusion à Jean Paul II surtout lorsqu'on sait que c'est lui qui canonisera des décennies plu tard Soeur Faustine ou que quelque années après la mort de Ste Faustine , Padre Pio disait à Mgr karol wojtyla lors d’une visite de celui-ci à San Giovanni Rotondo que c’est l’homme en habit blanc l’apôtre de Marie .Et pourtant lorsqu’on parcourt la théologie que propose le comite de la jupe on constante une opposition constante avec la théologie de Jean Paul II sur plusieurs points et surtout pour ce qui est du sacerdoce , de la femme , ... Alors comment voulez vous que la base catholique vous écoutez ? Je ne dis pas qu’il faut aller contre sa propre conscience pour suivre l’Eglise mais je pense aussi qu’il ne faut pas courcircuiter ou négliger certain charismes que L’esprit Saint donne à l’Eglise . Bien à vous

chère Thérèse Huvelin Je voudrais rajouter quelque chose vous avez dit : "Pour moi je trouve la réponse dans les deux lieux sources de la foi de l’Eglise : L’Ecriture et La prière." Vous avez raison mais sont-ils suffisant pour demeurer fidèle à la foi .Calvin ,Luther ou Mgr Lefebvre étaient des hommes de prière et très attache à l'Ecriture et pourtant.... Je ne cherche pas à critiquer les raisons dont certains sont juste qui les ont poussé à manifester leur mécontentements à l'egard de Rome mais je vais juste attirer l'attention que leur mécontentements tout en etant des hommes de prière et d'écriture sainte les a poussé à un schisme visible et parfois invisible des schisme qui ne finiront p-e jamais sur terre . Oui en théorie, la prière et l’écriture sont suffisant, mais qui de nous sait vraiment prier, et qui de nous sait lire et comprendre comme il faut l’écriture sainte ? Je pense qu’aucun de nous ne peut se narguer d'etre au dessus des autres ou de se dispenser de l’aide l’Esprit Saint. Et c’est justement pour cela que Dieu se choisit des âmes simples, souvent sans grande culture, mais assez humbles pour s’ouvrir à sa grâce et à l’accueillir tout en restant fidèle et obéissant à l’Eglise institutionnel afin de nous aider à comprendre ou à approfondir un thème de l’écriture. Souvent d’ailleurs faire passer le message de Dieu leur vaudra bien des incompréhensions et des souffrances dans cette même Eglise. Ce sont d'eux que je vous parle , je ne comprend pas pourquoi ils ne tiennent aucune importance dans la theologie du comité de la jupe ? pourquoi ?

@ Fred, Merci d'avoir répondu malgré nos différences qui sont de taille, c'est le moins qu'on puisse dire ! Mais n'y a-t-il pas beaucoup de demeures dans la maison du Père ? Et nous sommes tous en chemin. "Jésus ne nous a pas donné l'intégralité de sa pensée" : ça sort directement du 3ème discours d'adieu, Jn 16, 12-15. La révélation c'est Jésus en personne et là où l'on apprend à Le mieux connaître c'est en lisant et relisant les Evangiles. Et pour moi je m'occuperai des "révélations" des uns et des autres quand j'aurai lu et relu les évangiles au point qu'ils me reviennent à la pensée et au coeur, le jour et la nuit, dans l'action et le repos ; et quand je connaitrai suffisamment bien les différentes "langues" de mes frères et soeurs éloignés de l'Eglise et de son Christ, afin d'établir avec eux des dialogues à hauteur de visage comme ces merveilleux dialogues de Jésus avec Nathanaël, Nicodème, La Samaritaine, etc... Désolée de ne pas être en mesure d'aller plus loin dans cette conversation sur les "révélations" des un-e-s et des autres : je ne suis pas compétente et ne le serai jamais. "J'ai encore beaucoup à vous dire, mais vous ne pouvez le porter maintenant. L'esprit de la vérité vous guidera à la vérité tout entière" : figurez-vous - et pour un peu j'y verrai bien un petit clin d'oeil de l'Esprit... - que c'est précisément sur cette parole de Jésus que je fonde l'espoir que l'Eglise va finir par recevoir les nouvelles relations entre les hommes et les femmes, en même temps que les demandes nouvelles de collaboration entre les laïcs et les prêtres (les deux sont liés) comme des fruits de l'Esprit, des "signes des temps" et qu'elle va changer sa discipline en conséquence... (Je ne peux spirituellement pas vivre sans cet espoir, c'est ainsi ; j'ai tout fait pour rentrer dans le rang, mais rien n'y a fait jusqu'à présent ; et je sais que je ne suis pas la seule. Et, Dieu merci !, nous sont donnés en chemin des frères prêtres et des écrits, y compris d'évêques, qui laissent cet espoir vivre). Pour en revenir à votre argumentation, il y a un saut dans votre raisonnement :la "révélation" de sainte Gertrude qui lui est venue à méditer l'Evangile de Jean, n'est pas à mettre sur le même plan que la "révélation" (?) que vous avez trouvé dans un écrit de soeur Faustine donnant à la Pologne un rôle spécial dans le plan du salut ; et la "révélation" de Faustine interprétée, par vous et/ou les groupes en lesquels vous vous ressourcez, à travers le prisme d'une autre "révélation", ça devient branlant comme un château de cartes. Que vous dire... sinon que Jean-Paul II est de toute façon un pape comme les autres pour ce qui est de l'autorité de ses prises de position et de ses différents textes : la tradition a forgé des règles précises là-dessus. Quand vous vous sentirez prêt à faire le laborieux, courageux et nécessaire travail de l'intelligence de la foi, je vous indiquerai deux ou trois articles de théologiens sérieux, tout ce qu'il y a de plus fidèles à l'enseignement de l'Eglise, dont les travaux montrent que la question reste ouverte (ouf !)... C'est trop facile de court-circuiter ce travail par des "révélations" mises bout à bout. Quant à affirmer que les cercles en lesquels vous vous ressourcez sont "la base de l'Eglise"... permettez-moi de ne pas être d'accord. Fraternellement

@Fred Avant de parler de schisme, ne pourrait-on envisager de parler de débat, de dialogue? Je crois l'Église assez forte, et beaucoup de catholiques assez mûrs pour porter et supporter les divergences d'opinion et la contradiction. Ce que je chéris dans l'Église catholique, c'est sa vocation à l'universalité, pas à l'uniformité. Une fondation comme celle de la Conférence des baptisé-e-s de France est un risque que nous prenons parce que nous croyons en notre âme et conscience en son caractère prophétique pour notre temps, dans notre pays, dans la société qui est la nôtre. Nous prions l'Esprit Saint de nous soutenir et de nous éclairer. Nous nous en remettons aussi à la correction de notre frères et de nos soeurs, afin qu'il nous guident et nous alertent, nous secouent, nous contestent. Notre passion, c'est de faire résonner l'Évangile. Nous croyons que le monde a besoin de l'entendre, de l'entendre comme une proposition de sens et de bonheur. Chaque époque a pour cela imaginé des moyens. Certains ont été validés d'autres sont tombés dans l'oubli. L'Esprit Saint fait son boulot, il tamise. Mais moi, je ne crois pas que l'Église catholique et sa Tradition soient immuables. L'une et l'autre, dans leur réalité terrestre sont soumises au temps et au changement. Ceux qui nous ont précédés ont écrit leurs pages, à nous d'écrire les nôtre. C'est le serviteur qui a enterré son talent afin de ne pas être jugé sur ce qu'il a fait, qui est condamné. Alors, nous nous mettons en marche, nous fondons et oeuvrons avec Crainte et Confiance, tout à la fois, et nous en remettons au Seigneur. Christine pour le Comité et la Conférence à peine naissante

Dans l’article de la Croix (cité ci-dessus) le P. Laurent Villemin écrit : « je suis gêné davantage par cette dénomination de “Conférence des baptisés de France”, qui semble viser à réunir tous les mouvements de baptisés. Le parallèle avec la Conférence des évêques de France ne me paraît pas très heureux : en donnant l’impression de s’opposer aux évêques, » Bien sûr le titre « conférence des baptisé-e-s » fait un peu provocation. Mais peut être faut il provoquer ? Supporter inlassablement « l’Eglise dit » pour rapporter les paroles de quelques évêques peut également être insupportable à de nombreux baptisé-e-s. Puisqu’il est impossible d’avoir une parole reconnue dans l’Eglise Catholique, il faut bien se donner des moyens. Des femmes prêtres oui évidement, mais si c’est pour pérenniser le modèle en place est ce vraiment utile ? Bravo pour l’initiative ! J’espère que vous aurez beaucoup d’adhérents.

Il ne s'agit peut-être pas tant de provoquer que surtout de montrer que nous sommes ancrés dans notre Eglise et dans ses institutions. Nous ne voulons pas de schisme, pas de réforme. Non, nous voulons utiliser les mêmes moyens, les mêmes méthodes de travail ecclésiales qui existent...mais les élargir à tous, afin que tous aient la parole et que tous, nous soyons témoins et bâtisseurs de cette Eglise que nous aimons.

Thérèse HUVELIN Je vous invite à rejoindre le blog de la Croix concernant le Synode de l Afrique et de lire l aricle de Jean-Paul Sagadou sur la dignité de la femme . AM S http://synode-afrique.blogs.la-croix.com/le-synode-et-les-femmes-option-«-dignite-»/jean-paul-sagadou/2009/10/14/

Au mariage de ma fille à Evian je ne pouvais être de vôtres Dimanche mais quelle joie de lire votre déclaration et d'enfin pouvoir espérer que l'Eglise va se mettre en marche autrement ! merci et à bientôt

Chère Anne-Marie, Les propos tenus sur la dignité de la femmes au Synode de l'Afrique sont déjà publiés sur ce site. http://www.comitedelajupe.fr/du-grain-a-moudre/femmes-du-monde/paroles-deveques-africains-sur-la-dignite-des-femmes/ Nous aussi, on les a trouvés formidables. Christine pour le Comité.

OK, tenez-moi informé !J'espère que vous cristalliserez la formation d'une opinion publique dans notre Eglise. Demandons à nos évêques de jouer le jeu de la collegialité qui est en grave déficit. Marcel Schlewer religieux prêtre. 38130

Une conférence est bienvenue. L'absence de femmes dans la gouvernance de l'Eglise est une forme de schisme. Il faut aller vers une vraie réconciliation avec les hommes. Il faut que les femmes assument l'Eglise à part entière avec les hommes. Il faut reconnaître la beauté de notre Eglise actuelle et les avancées réelles...mais ils il faut une responsabilité solidaire des femmes.Je ne suis pas forcément pour la femme prêtre mais pour une place où existe un vrai partage.

Bonjour, Je suis une jeune maman, découvrant à l'occasion de la préparation au baptême de mon jeune fils tout le travail effectué par les laïcs au sein de l'Eglise. Et ce qui saute aux yeux, c'est que ce sont à 99 % des femmes qui effectuent ce travail : caté, éveil à la foi, préparation au baptême, ce sont presque toujours des mamans, des grand-mères ! Pas un homme ou presque... Bizarre, non, que les femmes soient la cheville ouvrière de l'Eglise, qu'elles soient les premières à porter la bonne parole auprès des plus jeunes, et qu'elles soient exclues de toute représentation ?! Bravo, secouez le cocotier, faites avancer les choses et nous serons nombreuses à revenir vers une Eglise qui nous semble s'éloigner chaque jour de nous.

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