Le bras de fer tenu des religieuses américaines

Comité de la Jupe

[caption id="" align="alignleft" width="300" caption="Extait du site LCWR"]
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Le Comité de la Jupe soutient sans réserve les religieuses américaines dans leur refus d’être traitées par le Vatican comme des enfants inconscientes. Leur connaissance de certaines réalités vécues par les hommes et les femmes de notre temps, en particulier par les plus pauvres, et leur enracinement profond auprès des communautés qu’elles entourent de leurs soins et prières apportent plus à l’Église de notre temps que de vaines querelles doctrinales aux relents de censure. Les placer sous une forme de tutelle épiscopale est un affront à leur dignité de baptisées et d’engagées dans la vie sacerdotale. Nous vous invitons à vous joindre à la pétition qui est ouverte afin de leur manifester solidarité et soutien. Pour sa part, le Comité de la jupe l’a signée.

www.nsae.fr/2012/05/03/linquisition-daujourdhui-et-les-religieuses-nord-americaines

http://www.change.org/petitions/support-the-sisters

En date du début juin, voici le point des dernières évolutions les concernant

Les religieuses américaines, condamnées par le Vatican en avril dernier pour ne pas avoir respecté la doctrine catholique, ont finalement répondu que la position du Vatican se basait sur des « accusations sans fondement » et un « processus défectueux », ce qui a causé scandale, douleur et opposition au sein de l’Église Catholique.

Les religieuses ont suscité un important ralliement à travers le pays et les communautés de ces dernières ont réfléchi à la violente déclaration de Vatican. Vatican avait annoncé qu’il mandaterait trois évêques américains pour entreprendre un changement complet de la principale association de religieuses, la « Leadership Conference of Women Religious », qui représente environ 80% des 57 000 religieuses américaines.

Après trois jours de débats et de prières à Washington cette semaine, les vingt-et un membres du conseil d’administration du groupe ont décidé qu’elles ne pouvaient accepter comme tel le verdict du Vatican. Leur présidente se rendra au Vatican le 12 juin afin d’ouvrir un dialogue.

Sœur Pat Farrell, présidente de la Conférence, a répondu dans une interview téléphonique vendredi, « Nous voulons y aller et dire la vérité sur nos vies telle que nous la vivons ». Les sœurs, dit-elle, ont été « secouées par la sévérité » de la déclaration de Vatican, qui les accusait de transgressions incluant la promotion d’un féminisme radical et l’opposition à l’enseignement des évêques. Parmi les accusations, Sœur Farrell ajoute que les sœurs considèrent que la charge de Vatican sur la promotion des « thèmes féministes radicaux » est dénuée de preuves.

« Des pans entiers de l’Église elle-même ont des interrogations légitimes et veulent continuer à parler de la place des femmes dans l’Église et de l’égalité légitime entre les femmes et les hommes » dit Soeur Farrell qui est conseillère au sein du Conseil général de l’ordre des Sœurs de St François, à Dubuque, Iowa. « Si cela s’appelle du féminisme radical, alors un grand nombre d’hommes et de femmes dans l’Église, bien au-delà de nos réseaux, en sont coupables. »

La LCWR a été créée en 1956 afin de favoriser la communication et la coordination entre les congrégations religieuses féminines. C’est une organisation canonique ce qui signifie qu’elle dépend du Vatican. Le Vatican a indiqué dans ses conclusions que la Conférence a invité des intervenants qui « souvent contredisent ou ignorent » l’enseignement de l’Église ; qu’elle n’a jamais retiré l’une de ses déclarations datant de 1977 et qui remettait en question l’exclusivité masculine de la prêtrise ; qu’elles ont concentré leurs efforts dans le service des pauvres et des exclus alors que dans un même temps elles restaient silencieuses sur des sujets cruciaux et que l’Église considère comme des fléaux de la société : l’avortement et le mariage des personnes de même sexe.

Les sœurs sont aussi réprimandées avoir remis en question les évêques, qui sont les garants de la foi et de la morale de l’église. Beaucoup de religieuses influentes qui travaillent dans des hôpitaux ou des centres de santé ont soutenu le remaniement du système de santé public décidé par l’administration Obama, franchissant ainsi une ligne qui les distinguait des évêques qui eux, travaillaient de concert avec le Congrès pour s’opposer au passage de la loi, notamment à cause de la question de l’avortement.

Sœur Farrell a dit que les deux émissaires des religieuses entendaient apporter leurs objections particulières à la déclaration du Vatican, en privé, à Rome au Cardinal William Levada, un américain à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ainsi qu’à l’archevêque J. Peter Sartain, de Seattle, nommé par le Vatican pour réformer l’association des religieuses. Les religieuses ajoutent que la réaction du Vatican « est disproportionnée par rapport aux questions soulevées » et « pourrait compromettre » la capacité des religieuses « à remplir leurs missions ».

L’Archevêque Sartain a cinq ans pour transformer les statuts de l’association, avec droit de veto sur leurs intervenants et leurs publications, et pour s’assurer que toutes leurs rencontres comportent une Eucharistie, qui ne pourra être célébrée que par un prêtre. L’archevêque a ajouté dans un communiqué vendredi qu’il « était totalement engagé dans la résolution des problèmes » soulevés par Vatican, avec « ouverture, honnêteté, intégrité et fidélité à la foi de l’Église ».

L’association des religieuses attend pour se prononcer que ses membres se soient réunis régionalement, puis lors d’une assemblée générale en août.

Les religieuses ont été touchées par les démonstration d’affection reçus depuis que le Vatican les a mises en cause. Des catholiques ont organisé des vigiles dans plus de cinquante villes et plus de 52 000 personnes ont signé la pétition de soutien à leur action, organisée par la Nun Justice Project, une coalition d’associations progressistes catholiques. Le projet enjoint les catholiques de retirer leurs dons à Peter’sPence, qui collecte le denier du culte destiné au Vatican, et de les transférer plutôt aux groupes locaux de religieuses.

A Cleveland mercredi soir, environ 650 personnes, y compris des laïcs, une centaine de religieuses et une poignée de prêtres en habit à col romain, se sont réunis pour un temps de prière en l’honneur des religieuses. Quand les sœurs se sont levées pour une bénédiction, une ovation spontanée leur a été portée pendant au moins cinq minutes, selon plusieurs témoins.

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Commentaires

Depuis 20 ans que je me rends régulièrement aux USA dans des régions bien différentes ,j ai pû constater et je l ai toujours rapporté dans mes discusions ,que les Religieuses sont de vrais témoins de l'Evangile auprès des plus pauvres .Je n ai pas rencontré beaucoup de clers auprès des exclus !!! En souvenir de cette Femme extraordinaire Religieuse de St Joseph ,qui nous a quittés au début de cette année ,je signe cette pétition .Tenez bon chères soeurs je sais que vous ètes fortes!

Je pense qu'il y a des priorités auprès des "petits"qui sont plus près de l'Evangile que celles du Vatican. Je signe la pétition pour les religieuses américaines

Un nouvel épisode de la lutte entre les maitres du pouvoir soucieux d'en garder le monopole et les servantes de la vie habituées à faire avec ce qu'on leur laisse. Restez fermes mes soeurs! Vous êtes dans la vérité de de que les évangiles nous disent de Jésus. Pul Durand

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