Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Comité de la Jupe

Le 25 novembre, Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.  

Pourquoi cette journée et comment a-t-elle été instituée ?  En 1946, les Nations unies créent la « commission de la condition de la femme », organe destiné à examiner la situation des femmes dans le monde, et promouvoir leurs droits.
Pendant trente ans, cette commission enquête et travaille.
Elle voit son aboutissement avec la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, adoptée en 1979 par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Elle entre en vigueur en tant que traité international le 3 Septembre 1981, après avoir été ratifiée par 20 pays.
En 1989, une centaine de pays étaient engagés à respecter ses clauses.
Dans son préambule, la Convention reconnaît explicitement que « la discrimination généralisée contre les femmes existe toujours », et souligne « qu’une telle discrimination viole les principes de l’égalité des droits, et du respect de la dignité humaine ».
Le programme d’action pour l’égalité est énoncé en 14 articles.
Entre autres, la relation entre la discrimination et le rôle des femmes dans la procréation est évoqué avec inquiétude dans l’article 5, qui recommande de bien faire comprendre que « la maternité est une fonction sociale ».
Un des objectifs généraux de la Convention vise à élargir la conception que l’on a des droits de l’homme, car elle reconnaît que culture et tradition peuvent contribuer à restreindre l’exercice des droits fondamentaux des femmes.
Les violences contre les femmes ne sont qu’une dimension de ces discriminations. C’est parce les femmes sont partout considérées comme inférieures qu’elles sont violentées.
Les conflits armés de ces dernières décennies ont, de surcroît, fait émerger deux sortes de nouvelles violences particulièrement inadmissibles : le viol massif comme arme de guerre, avec grossesse forcée (Bosnie, Afrique centrale) et l’esclavage sexuel de très jeunes filles embauchées de force comme soldates. Ajoutons les meurtres et disparitions massifs de femmes au Mexique, qui peuvent être considérés comme un « gynocide ».
Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé  le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes et a invité les gouvernements et les ONG à organiser ce jour là des activités conçues pour sensibiliser l’opinion au problème.
Cette date a été retenue en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines assassinées sur ordre du chef de l’Etat, Trujillo.

Michelle Colmard Drouault

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