Filles…enfants de chœur : l’exemple vient de « haut »

Comité de la Jupe

Nous n’avons pas de chiffre officiel mais nombreuses sont les paroisses (comme par exemple à Paris) où seuls les garçons sont enfants de chœur ; les filles étant délibérément exclues.

Toutes ces paroisses devraient pourtant trouver une source de transformation de leur pratique en écoutant…Benoit XVI .

En août 2010, le Souverain Pontife a reçu à Rome 50 000 servants d’autel du monde entier, filles et garçons.

Il est d’abord intéressant de pointer le sens de ce service de l‘autel tel que dégagé. Il s’agit pour le Pape de permettre, par ce service, à ces filles et ces garçons « d’être proches du Seigneur et de croître dans une amitié vraie et profonde avec Lui ». En approchant de l’autel ils ont ainsi la chance d’assister au grand geste d’amour de Dieu, de « pouvoir vivre de près cet indicible mystère. »

La conclusion qu’on peut tirer de ces paroles fortes du saint Père, c’est que, priver les filles de ce service, c’est donc les priver de cette proximité du Christ, les empêcher d’être proche de lui, de croitre en amitié avec lui, de vivre de près le mystère.

Mais cette exclusion n’est pas d’après lui légitime puisqu’il a bien pris soin tout au long de son discours de s’adresser aux filles comme au garçons.1

Ce discours du Pape aux servantes et servants d’autel a été relayé de manière très positive par l’Osservatore Romano. En précisant que le beau mot latin ministrare (servir) se conjugue maintenant au féminin puisque il est ouvert à présent sans distinction aux enfants, filles et garçons2 .

De plus dans son édition du 15 août, le journal se félicite de la présence de filles servantes d’autel en déclarant que  « cette autorisation a mis fin à une forme d’inégalité au sein de l’Eglise et a permis aux filles de vivre de près la force du sacrement de l’Eucharistie. » Pour l’Osservatore Romano « l’exclusion des filles, simplement parce qu’elles étaient des femmes, était un lourd fardeau et constituait une profonde inégalité au sein de l’éducation chrétienne. »

Le texte est au passé. Malheureusement, dans les faits en de nombreuses paroisses en France, c’est toujours au présent et on peut dire que l’exclusion des filles est une inégalité qui demeure et elle est toujours un lourd fardeau !

Michèle JEUNET

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1 Audience générale de Benoit XVI : St Tarcisius 10.08.10

2 Observatore Romano du 6 aout article de Gian maria Vian

Cet article est complété par deux argumentaires que vous pouvez lire et encore ici

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