Dimanche 29 novembre : 1er dimanche de l‘Avent

Comité de la Jupe

Ce sombre mois de novembre, le plus mal aimé du calendrier, ce fauteur de brumes et de visites au cimetière, a pourtant un atout bien à lui : il s’achève avec deux « Grands Débuts » : l’année liturgique  et le temps de l’Avent, le second étant tout contre la roue du premier.

Alors, sous le gui de l’an neuf, souhaitons-nous une année heureuse. Une bonne année liturgique. Ce n‘est pas rien. Car la liturgie est une partie de nous-mêmes. Le mot désigne le service accompli par le peuple pour le culte divin. La liturgie, c’est donc le déploiement de ce que chacun souhaite dire à Dieu. Et que cela se déroule avec les mots que l’Église a, au fil des siècles, patiemment choisis, façonnés, éprouvés, n’enlève rien à la force personnelle dont nous pouvons les charger. Au contraire ! A nous de ne pas oublier que nos belles et grandes prières, un Gloria, un Credo, sont comme de grands oiseaux qui portent aux pieds du Seigneur les mille et un mots de notre cœur. Louer, demander, implorer, bénir c’est notre job, celui de toute l’assemblée. Un jour par an pour nous souhaiter de bien faire ce job, ce n’est pas de trop !

Si l’Église est une maison d’appelés (c’est ce que le mot signifie en grec), la liturgie est bien notre réponse à tous. Alors, aujourd’hui, le premier vœu à formuler l’un envers l’autre, c’est de répondre, le plus bravement du monde à l’appel de Dieu. De parler et de dire, de chanter et de faire silence, d’ouvrir nos mains et de nous souvenir de tout ce qu’elles savent faire, et d’être là, authentiquement là, des pieds à la tête…. Se souhaiter une « bonne année liturgique », c’est donc se dire l’un à l’autre : « Entre Dieu et toi, je souhaite que « ça cause » bien.

Et l’Avent, dont c’est ce jour le 1er dimanche, c’est le temps de ce qui « advient », ce qui va arriver… c’est sûr, juste un peu de patience. 4 dimanches nous tirent par la main et nous entraînent au fond de la crèche, là où la promesse de Dieu va se poser sur la paille, entre le bœuf et l’âne.

Anne Soupa

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