Boadicée et les 343 salauds

Comité de la Jupe

boadiceeQui se souvient de Boadicée ?

Elle fut la Reine des Icènes, peuple celte vivant sur les terres d'Albion la Blanche.

 Qui s'en souvient ? A la suite d'un traité inique, l'administration romaine réduit son peuple en esclavage. Refusant cette situation, elle exprime son désaccord. Comment ? Une femme reine ? Une barbare ? Et qui ose parler contre Rome ? Une légion est envoyée avec pour instruction de l'humilier. La reine est fouettée en public, ses deux filles violées devant elle par une dizaine de soudards...

Qui se souvient de Boadicée ?

Suite à cela, elle prit les armes, son peuple derrière elle. La plus grande révolte celtique de toute l'histoire. Londres est prise, rasée jusqu'aux fondations, la Tamise devient un fleuve de sang. L'oppresseur frémit, se ressaisit, envoie de nouvelles légions et écrase les révoltés. Boadicée est morte mais sa mémoire demeure, son combat s'inscrit dans l'intemporalité, dans la méta histoire.

Qui s'en souvient ?

Certes pas les signataires de la pétition abjecte dite des « 343 salauds » justifiant et défendant la possibilité pour un homme de disposer d'un autre être humain à son gré. La prostitution, le plus vieux métier du monde ? Peut-être. L'esclavage a beaucoup d'années derrière lui également. Et entre les deux, un lien insécable puisque 80 % des prostituées arpentant nos rues sont issues de la traite des êtres humains. Comment dans certaines têtes malades, cette idée de pétition a-t-elle pu germer ? Dernier avatar d'une société de consommation décadente qui se croit tout permis.

Qui se souvient de Boadicée ?

Certes pas l'Iran dont le gouvernement vient de voter une loi permettant aux hommes de se marier avec des gamines de 13 ans. Certes pas la Hollande qui vient d'autoriser la création d'un parti pédophile.

Qui se souvient de Boadicée ?

Certes pas ceux qui enferment les femmes sous des sacs et des grillages, ceux qui coupent les mains des petites filles qui mettent du vernis, ceux qui brûlent les visages à l'acide, ceux qui lapident les corps et broient les âmes. Certes pas ceux qui pulvérisent la famille et les individus par les coups, les claques et les mots acerbes.

Qui se souvient de Boadicée ?

Certes pas ceux qui au nom du combat contre la théorie du genre voudrait enfermer les femmes dans des rôles stéréotypés, dans des métiers « adaptés à leur condition » ou mieux encore dans des non métiers car, pour eux, le rôle de la femme est purement biologique et se résume à mettre au monde et à éduquer la progéniture... Ceux qui sont choqués par des petites filles jouant avec des épées ou des camions, par des garçons jouant à la dinette (alors que le métier de chef est largement dominé par les hommes, ô ironie !)

Qui se souvient de Boadicée ?

Certes pas les tenants du patriarcat religieux qui empêchent la femme de guider les âmes, qui l'enferment dans l'image de la femme soumise, gentillette, aux mains jointes et aux yeux baissés.

Certes pas les femens hystériques hurlant leur colère contre tout et n'importe qui, croyant utiliser leur corps pour se battre mais n'exhibant qu'une vulgarité irréfléchie et aveugle.

Qu'on se souvienne de Boadicée, qu'on se souvienne de la Reine des Icènes, de la mère blessée et de sa marche sur Londres !

Qu'on s'en souvienne et que naisse une sorte de femmes et d'hommes habités par le Feu Sacré et prêt à en découdre avec ce monde qui sans cesse rabaisse la moitié de sa population.

Qu'on se souvienne aussi de la Sainte Chevalière Jeanne, de la Vierge qui terrasse le Dragon, de la reine Kahena et de toutes celles qui se levèrent contre l'iniquité.

Qu'on s'en souvienne et que naisse une femme ni féministe, ni soumise mais forte, féminine, reine et guerrière !

 

Sébastien Morgan

Auteur de « Devenir soi-même, chronique d'un chrétien du XXIe siècle », Ed.Mercure Dauphinois, 2013.

www.relianceuniverselle.com

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Commentaires

IL ne s'agit pas de "cerveaux malades", dans la pétition des 343 "salauds", mais de l'expression décomplexée de la domination masculine, qui se dissimule d'habitude un minimum. Mais là, les empêcher d'aller aux putes, trop, c'est trop! Qu'on se le dise, le corps des femmes (et des hommes qui leur sont assimilés, nous sommes bien là dans le "genre", celui des possédants et des possédés) leur appartient! L'autre volet de cette domination, l'autre facette, ce sont les prières de rue de catholiques traditionalistes-que nul ne songe à interdire, c'est curieux- contre l'IVG. Eux aussi, le corps des femmes leur appartient, ah, mais! Par ailleurs, l'auteur de l'article connait bien mal les Femen; leur propos est de démontrer l'absurde et la violence du patriarcat qui veut contrôler les femmes. leurs seins découverts, c'est l"outil de reproduction" -celui qui nourrit les bébés- que les hommes veulent contrôler , et qui est libre. On peut sûrement arrêter de traiter d'hystériques les femmes qui ont une expression un peu musclée, par rapport à la violence masculine, c'est de la dentelle! Et pourquoi faudrait il une femme pas féministe(c'est à dire qui défend ses droits, rien de plus) et féminine. Qu'est ce que veut dire "féminine" ?

Merci de m'avoir fait connaître Boadicée. En revanche, je suis plus réservée sur certains passages de l'article: pourquoi "ni féministe, ni soumise"? Est-ce que féministe est devenu un gros mot, quelque chose de honteux? Depuis le combat des suffragettes, et probablement bien avant, les femmes qui se sont battues pour leurs droits ont été caricaturées, tournées en ridicules, traitées d'extrémistes et d'"hystériques", cette maladie typiquement féminine qui les transforme en folles hurlantes... Rejeter le mot de "féministe", n'est-ce pas donner raison à tous ceux qui critiquèrent ces femmes qui osaient faire entendre leur voix? Personnellement, je me revendique comme féministe, hors de question que j'abandonne ce mot, porteur de la longue (et diverse) histoire de la lutte des femmes! De même, pourquoi traitez-vous les femen d'"hystériques"? On peut ne pas être d'accord avec elles sans pour autant leur attribuer précisément cet adjectif, tellement utilisé comme arme contre les femmes... Ne reprenez-vous pas justement un très vieux cliché sexiste? Peut-être les femen ont-elles tort, peut-être ont-elles raison, faut-il les condamner en bloc comme "irréfléchies"? Votre billet est bien écrit, percutant et pointe les combats que l'humanité doit encore mener contre la barbarie, mais le passage sur les femen et la fin de votre billet me mettent mal à l'aise. Que voulez-vous dire par votre injonction "que naisse une femme ni féministe, ni soumise, mais forte, féminine, reine et guerrière"? Que les femmes d'aujourd'hui ne doivent pas être celles de demain? Qu'il faut tendre vers un nouvel idéal féminin? N'est-ce pas plutôt à chaque femme de décider de son destin et de l'image qu'elle veut donner d'elle, sans se préoccuper notamment d'être "féminine"? Qu'est-ce d'ailleurs qu'une femme "féminine"? Y aurait-il des femmes masculines? bref, je ne comprends pas trop où vous voulez en venir, et je m'étonne de vous voir à la fois défendre les études de genre et définir ce que devrait être la femme... Vous parlez de "la Hollande qui vient de légaliser un parti pédophile": ne comprenant pas l'allusion j'ai fait quelques recherches et je n'ai trouvé que des informations datant de 2006! Selon wikipedia (certes, wikipedia n'est pas la meilleure des sources mais je n'ai rien trouvé d'autre de récent), le parti n'a eu que 3 membres connus, n'a jamais pris part à aucune élection, a été dissous en 2010 et son trésorier a été condamné en 2011. Pourquoi ressortir cet événement (choquant mais somme toute anecdotique) dans votre article et le présenter comme d'actualité alors que c'est déjà du passé? Et, si votre indignation contre la pétition des "343 salauds" est louable, pourquoi y voir le signe d'une "société de consommation décadente qui se croit tout permis"?????? La prostitution n'a jamais rien eu à voir avec la société de consommation!!! Dans le passé, qui se préoccupait du sort des femmes et enfants abusés sexuellement ou exploités sexuellement? Ce n'est que depuis quelques décennies, un temps très court, que l'on se soucie de ces personnes! En quoi serions-nous donc aujourd'hui "décadents", alors que les droits humains progressent? n'est-ce pas d'ailleurs une partie du patriarcat religieux qui affirme que notre civilisation serait décadente, glissant dangereusement vers la perte de tout sens moral? Oui, la société de consommation est critiquable, mais cela ne peut se faire sans nuances... Non, franchement, vous avez un grand talent de plume, mais je ne me reconnais pas dans cet article dont j'admire certains passages mais qui me dérange profondément.

J'aime bien votre texte, Sébastien, sauf la dernière ligne. si vous ne voulez pas des féministes, vous voulez quoi? Un combat de femmes dirigées par des hommes? Soyez réaliste,voyons: tout ce que vous développez dans ce texte, ce sont les féministes qui vous l'ont appris. Amicalement, Anne-Marie

Sébastien Morgan. je ne connaissais pas Boadicée , Reine des Icènes. Grâce à vous, désormais elle a rejoint mon panthéon des femmes fortes de l'Histoire , mais soyez certain que VOUS , je ne vous oublierai pas. Votre texte est magnifique MERCI !!!! Ces "343" salauds sont pathétiques. Qu'en dire, avoir aussi peu d'estime de soi qu'ils en sont à légitimer l'achat d'amour, donc participer à la "traite des femmes". Ont ils des filles ces 343 salauds ? J'en doute. Qu’on s’en souvienne et que naisse une femme ni féministe, ni soumise mais forte, féminine, reine et guerrière ! écrivez vous. OUI. OUI. trois fois OUI. Mais avant de voir éclore cette femme, objet de tous nos voeux, j'ai bien peur que nous soyons obligées de passer par la case féministe...éclairée.

Bigre une femme guerrière ! Si les mots ont un sens, une femme armée avec une belle épée sur le côté dégainée pour frapper l'envahisseur, montée sur un solide cheval (ou une fière jument). Gageons quand même que suivant les coutumes de l'époque, toute femme qu'elle fut, la belle guerrière n'a fait ni dans la dentelle ni dans le détail et qu'elle a taillé en pièces l'ennemi, mais pas uniquement lui, les femmes désarmées, il devait bien y en avoir pour assurer l'intendance, accompagnées d'enfants, innocents, certainement, qui n'avaient commis comme seule faute que celle de se trouver là au mauvais moment. Dommage colatéral inhérent à ce type de situation me direz-vous. Bon une belle histoire de résistance victorieuse menée par une femme, il a fallu attendre Jeanne d'Arc et le XIX e siècle en quête de symboles pour avoir aussi notre modèle gaulois, et de plus pour en faire l'icône de la résistance face à l'anglais perfide, à l'heure ou l'entente cordiale n'avait pas encore été scellée. On sait comment cette icône est utilisée à des fins partisanes et douteuses par certains. Méfions nous des figures historiques qui tiennent souvent plus du mythe que de l'histoire surtout sortie de son contexte. Autre commentaire concernant cet article : peut-on mettre sur le même plan l'Iran et les Pays-Bas (la Hollande pour certains), peut-on assimiler un peuple (Néerlandais en l'occurrence ) à quelques illuminés aux tendances criminelles et dont les activités ont été dénoncées par l'opinion avant d'être interdites. Peut-on mettre dans le même sac tout un peuple qui a une tradition séculaire de tolérance et des fanatiques qui martyrisent leur peuple (les femmes en particulier qui ne rentrent pas dans le rang) au nom d'une interprétation dévoyée de leur religion ? Et pourquoi évoquer les vieilles lunes et les clichés, rabâchés ad nauseam dans certains media pour fustiger une société jugée décadente et permissive soutenue par un immoralisme débridé ? Tout montre que nous vivons dans des sociétés ou l'exigence morale est plus forte que dans les siècles qui ont précédé, où les comportements déviants sont dénoncés et rejetés par les opinions publiques occidentales, même si tout n'est pas rose et beaucoup d'injustice persiste. Essayer cahin caha de vivre de l'Evangile ne signifie pas jeter l'anathème au risque d'un amalgame. L'Evangile invite à rester vigilant et à dénoncer le mal, mais dans avec justice et discernement.

Bonjour, Tout d'abord merci pour vos pertinents commentaires. Voici donc quelques éclaircissements sur cette exhortation poétique : J'ai longtemps pris la défense des Femens, au début, elles m'évoquaient les druidesses seins nus et hurlantes de l'île de Mona faisant face aux légions bardées de fer (et oui encore les Celtes, amour de l'histoire quand tu nous tiens!). Mais si je les admire dans leurs actions contre la manif pour tous et leurs actions face aux islamistes : action pour le moins très courageuses. Autant, je ne suis plus d'accord lorsqu'il s'agit de tronçonner les croix commémoratives, se montrer outrancièrement irrespectueuses dans une imagerie se moquant du Christ (souvent sur leur site) ou dans l’agression de Mgr Leonard au sein de l'enceinte de l'Université Libre de Bruxelles. On peut s'opposer à la pensée du prélat belge mais qu'on le fasse avec dignité surtout au cours d'un débat dans l'enceinte d'une Université à priori plus que favorable au féminisme et à la défense des droits homosexuels. En agissant comme elles l'ont fait, en entartant un vieil homme, elles nuisent au combat, le discréditent, et mènent une action... oui, hystérique et irréfléchie. S'attaquer au patriarcat, c'est une chose (le Comité de la Jupe le fait très bien et très justement) mais s'en prendre au christianisme parce qu'il est christianisme me pose problème. Pourquoi pas « féministe » ? Parce que précisément le terme « féministe » me semble être une opposition aveugle à l'homme. Je peux me tromper dans ma perception et mon discernement d'un certain féminisme mais il me semble que souvent c'est remplacer une discrimination par une autre. Retour de balancier, juste peut-être, mais contre productif sur le long terme. Évidemment, vous avez raison de souligner le rôle des suffragettes et autres femmes de courages qui ont su briser les carcans iniques d'un patriarcat sclérosé. « Féminine » parce que je m'oppose formellement au déterminisme sexuel notamment professionnel. Dans cet ordre d'idée, une femme peut-être para-commando ou pompier sans cesser pour autant d'être une femme. Les femmes qui seraient « garçons manqués » parce qu'elles font un métier d'homme sont un cliché machiste. Donc oui, je préfère voire des avocates, des théologiennes, des juges, des mystiques, des ministres, des philosophes, des présidentes, des artistes inspirées, des reines, des généraux d'infanterie femmes et des prêtresses chrétiennes (et oui!) que des furies aux actions stratégiques discutables. Question de stratégie, d'efficacité et d'image. Société de consommation décadente ? Oui certainement. La société de consommation ne date pas d'hier. Dans l'antiquité, les marchands d'esclaves suivaient les légions (décidément !) et chosifiaient déjà l'être humain, broyaient son âme et vendaient son corps. On était déjà dans la cupidité, dans la déshumanisation, dans la marchandisation du tout. En sommes-nous sortis ? Certainement pas. Au contraire, nous nous y enfonçons chaque jour davantage avec la complicité des médias et de la pub. Il suffit d'allumer la TV ou de voir un zapping sur le net pour se rendre compte dans quelle vulgarité et quelle déliquescence se trouve une partie de l'humanité et de la jeunesse. Misère intellectuelle, misère affective, misère sociale, misère de la course effrénée, misère du sexisme, misère du matérialisme triomphant.... Peu importe que le parti hollandais n'ait pas fait long feu, ce qui est choquant, c'est qu'il a été officiellement permis par les autorités hollandaises. Je trouve cela inquiétant et interpellant. Et comme il s'agit d'une décision de justice, elle peut faire jurisprudence... C'est le serpent qui se mord la queue, au nom de la liberté d'expression (et Dieu sait si je la chéri), on permet tout, même l'inadmissible. Les femmes se font traiter de putes en rue et n'osent plus s'aventurer dans certains quartiers (voir l'émission de cette journaliste ayant filmé en caméra caché) - une ONG ayant mis un faux profil d'une gamine pour piéger des prédateurs en a piégé plusieurs milliers, seuls un tout petit nombre a été inquiété par les autorités, je remarque aussi que la plupart des tragédies d'adolescents (suicides après harcèlements, viols collectifs filmés et postés, films d'ébats postés après la relation par vengeance) ont des filles pour victimes à 99%.... Etc... Etc... On s'indigne peut-être plus aujourd'hui mais sans être alarmiste ou parano, je pense que le monde est devenu très dangereux pour les femmes et les jeunes filles car chacun a la possibilité aujourd'hui d'étaler sa perversité, son égoïsme et son machisme au grand jour (via le net) et de les conforter et de les banaliser au contact d'autres pervers et/ou machos. Malgré tous nos progrès humanistes et scientifiques, il y a, je persiste, une décadence de la conscience morale collective. Cela n'a rien à voir avec les extrémistes patriarcaux qui voient la décadence partout sauf sur leur nombril et leurs conceptions étriquées du monde. Ceux-là sont peut-être les pires car ils utilisent le Nom de Dieu pour dresser les murs entre les sexes et instrumentalisent la religion à des fins souvent peu avouables. Ceci dit, il faut rester positif, confiant en Dieu et à l'inspiration de Son Esprit qui souffle doucement sur le Monde et surtout continuer le combat pour une société plus juste et sans discrimination aucune... Mais pour cela, je sais que je peux vous faire confiance !;-) Bien amicalement, Sébastien Morgan.

Je vous avoue que je suis assez perplexe!... Qui se souvient de Jésus-Christ? A-t-il pris les armes pour chasser l'envahisseur romain? Qui se souvient de Jésus-Christ? A-t-il levé une armée afin de tenter de réunir son peuple et le venger de tous les tourments infligés par l'envahisseur? Qui se souvient de Jésus-Christ? A-t-il lutter lui-même avec des armes quand les soldats sont venus l'arrêter? Qui se souvient donc de Jésus-Christ??? Une femme forte... oui je suis d'accord Une femme guerrière... si c'est pour rentrer dans le combat de l'amour, je suis d'accord aussi...Mais si c'est pour louer l'esprit de vengeance, la haine, la colère destructrice, vanter les bienfaits de "faire couler le sang"... Est-ce que c'est vraiment "chrétien"????? Où est la "Bonne Nouvelle" de Jésus-Christ là-dedans??? Des femmes fortes, féminines, combatives ont lutté pour défendre les opprimé(e)s de tout bord depuis toujours. Aujourd'hui encore des femmes luttent pour se faire entendre dans les combats du monde. Peut-être ou plutôt sûrement, les 343 personnes mentionnés sont des "salauds"... mais faut-il réellement encourager la violence pour les "écraser" ou ne vaudrait-il pas mieux les contrer avec fermeté et détermination avec les armes de l'amour? Boadicée, si je comprends la douleur qui a dû être la sienne devant le viol de ses filles, je ne peux pas admettre qu'on puisse la citer en exemple (à suivre?) à la place de Jésus-Christ! Qui se souvient de Jésus-Christ???

J'ai aimé votre texte, cher auteur. Il a du souffle , Il est épique, il est poésie épique. -Une femme l'épée au côté, libre, guerrière pour défendre son peuple, J'AIME comme dit Facebook . -Une femme que peu connaissent ( ah ce silence qui entoure les femmes - relisons Michelle Perrot par exemple - ) J'AIME. -J'ai aimé que vous pourfendiez de votre belle épée les 343 salauds ! J'ai aimé ce courage d'homme qui cherche à couper les têtes de l'hydre prostitution... Cette infamie qui va son chemin avec exploitation du corps, avec traite des femmes souvent de très jeunes filles, avec esclavage , avec pressions physiques et morales , avec drogue, avec argent sale, avec mafia internationale etc... etc... Bref, Saint Georges, J'AIME -J'ai aimé que vous ayez le courage de dire ouvertement que les Femens ont manqué leur cible. Désormais elles sont "entrées" dans le circuit médiatique (presque show business). -J'ai aimé bel archet, que vous vous attaquiez à tous ceux qui enferment les femmes, couvrent leurs yeux de grillage , leurs dénient une totale "capacité"juridique , qui les font éternelles mineures de mari, de père, de grand frère. J'AIME surtout ce qui suit ( je reprends votre texte ) : Qu’on se souvienne de Boadicée, qu’on se souvienne de la Reine des Icènes, de la mère blessée et de sa marche sur Londres ! Qu’on s’en souvienne et que naisse une sorte de femmes et d’hommes habités par le Feu Sacré et prêt à en découdre avec ce monde qui sans cesse rabaisse la moitié de sa population. Qu’on se souvienne aussi de la Sainte Chevalière Jeanne, de la Vierge qui terrasse le Dragon, de la reine Kahena et de toutes celles qui se levèrent contre l’iniquité. Qu’on s’en souvienne et que naisse une femme ni féministe, ni soumise mais forte, féminine, reine et guerrière ! Oui, j'ai aimé preux chevalier, car il n'y a pas si longtemps des femmes se sont illustrées au péril de leur vie pour défendre leur idéal. Et aujourd'hui, il y en a, Dieu Merci, des centaines et des centaines qui se lèvent pour lutter contre la barbarie, l'injustice, la faim . Une épée n'est pas toujours une arme offensive, elle est aussi défensive, mais surtout elle est le symbole de la liberté et même de la puissance souveraine. Une puissance souveraine n'est elle pas le garant de la PAIX , de la JUSTICE ? Une puissance souveraine capable d'en découdre avec la moitié de l'humanité qui cherche à rabaisser l'autre moitié. Dans cette moitié rabaissée, il y a autant d'hommes que de femmes. La cause de la femmes et celle de l'homme marchent de conserve ( en navigant à vue !!!). Non les femmes n'ont pas peur de porter l'épée au côté de l'homme..... Beau couple n'est-ce pas ? MERCI

On ne va pas s'étriper entre nous à cause du lyrisme guerrier de Sébastien Morgan. Et de toute façon, nous sommes tous d'accord pour jeter à la poubelle le manifeste les 343 débiles. Les femmes n'ont pas besoin d'invoquer le souvenir mythique d'une femme portant l'épée pour comprendre que ces 343 pauvres types ne sont pas les meilleurs défenseurs de leurs droits et de leur dignité. Jeanne d'Arc était sans doute une fille pieuse et une femme courageuse. Mais pour nous aujourd'hui, elle est davantage une icône nationaliste voire réactionnaire qu'un symbole de grandeur féminine. Qui prend l'épée périra par l'épée. Et pour s'imaginer que le féminisme est une opposition aveugle à l'homme, il faut vraiment n'avoir pas beaucoup lu. Si nous voulons vraiment parler de la prostitution, il faudrait commencer par confronter les points de vue entre gens sérieux: écouter ce que disent les prostituées elles-mêmes (mais celles qui ont la possibilité de parler librement ne sont pas celles qui subissent les situations les plus avilissantes), les oeuvres qui viennent en aide aux prostituées, les juristes, les travailleurs sociaux, les policiers qui ont à traiter les questions relatives à la prostitution, les partisans de l'abolition et ceux de la dépénalisation totale (sauf le proxénétisme, évidemment). Quand on aura bien écouté tout ça, je ne sais pas si les convictions des uns et des autres seront toujours les mêmes.

Ne nous fâchons pas ! les épées des héros reçurent des noms qui devinrent célèbres L'épée de Charlemagne s'appelait JOYEUSE L'épe de Roland DURANDAL l'épe du Roi Arthur EXCALIBUR l'épée de Siegfried HOTHUNG C'était un symbole de courage et de l'honneur. Je ne sais pas comment Sebastien Morgan a appelé son épée, moi j'appelle la mienne RIRE-FRANC , car le rire est profondément libérateur et débusque toutes les "petites mauvaises odeurs" que l'information charrie et surtout atteste de la pleine LIBERTE de son "chevalier"- pardon de sa chevalière.

Je me trompe peut-être mais j'ai bien du mal à imaginer que quelqu'un qui désapprouverait, par exemple, l'action des "bonnets rouges", les qualifierait "d'hystériques et irréfléchis"... De même, j'ai souvent entendu traiter certains militants syndicalistes assez radicaux d'"agités" ou "d'excités" mais jamais "d'hystériques". Je fais peut-être erreur, mais j'ai quand même la nette impression que ce mot est particulièrement utilisé lorsqu'il s'agit de femmes... Et puis soyons sérieux: Condorcet, Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir, Sylviane Agacinski, Elisabeth Badinter, Judith Butler... dans une "opposition aveugle à l'homme"????? Ni aveugles (pourquoi toujours cette accusation de manque de lucidité ou de réflexion?), ni hostiles aux hommes, bien au contraire, ces personnes, défendant d'ailleurs des opinions très variées, ne méritent-elles pas que l'on fasse honneur au mot "féministe"? Et les hommes féministes (et ils sont nombreux, et peut-être pourrait-on vous compter parmi eux?), sont-ils foncièrement schizophrènes? En quoi demander l'égalité serait vouloir établir des discriminations contre les hommes? Quelles discriminations? Souvenons-nous de Boadicée, soit, mais souvenons-nous aussi des "féministes", sans les caricaturer. Lisons-les, critiquons-les, approuvons-les, réexaminons leur pensée, précisons-la, contestons-la, mais ne laissons pas salir ce mot. Libre à chacun de le reprendre ou non à son compte, il n'y a nulle obligation, mais laissons hommes et femmes qui le désirent le brandir en hommage à ces grands, sans les accuser d'aveuglement ou d'opposition aux hommes (il me semble d'ailleurs que les hommes ont eux aussi beaucoup gagné aux combats des féministes). Il y a peut-être des "féministes" qui sont tombé(e)s dans des errements ou des impasses? Et alors? C'est aussi le cas de chrétiens, ce n'est pas pour autant que nous devons rougir du terme.

Merci, Aurélie, de défendre le beau mot de "féministe". Il a son lot de dérives, ni plus ni moins que quantité de réalités humaines mais il a ceci de particulier qu'il aimante les railleurs. Et la raillerie, c'est comme les capitaux flottants, cela va et vient d'une monnaie à l'autre et cela se fixe selon des facteurs aussi irrationnels que dangereux.

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