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Comité de la Jupe

Ce comité de quinze personnes, treize femmes et deux hommes, est né à la suite des paroles de Monseigneur André Vingt-Trois sur Radio Notre Dame le 6 novembre 2008. (voir archives, pour la genèse et le détail de notre plainte au Tribunal ecclésiastique de Paris).

Soyons sérieux, on ne dit pas de telles énormités par hasard, ni pour dire exactement le contraire de ce qu'on pense, comme le répète sans convaincre le cardinal.

Si de telles paroles jaillissent, c'est qu'on avait oublié de refermer la porte de son inconscient et qu'elles se sont échappées, les coquines!

Et voilà la vérité : jupe = rien dans la tête.

Les femmes dans l'Eglise, en effet, ne sont pas traitées comme il serait normal qu'elles le soient, à notre époque. Et à cause de cela, et de bien d'autres signes qui, tous, manifestent le refus de l'Eglise de regarder la société qui l'entoure, un profond déséquilibre s'installe. Trop de tristesse dans l'Eglise aujourd'hui.... trop de souffrances, trop de distance avec le monde.

Aussi ce comité a-t-il décidé de ne pas plier bagage, une fois "l'affaire" réglée.

Nous aurons beaucoup à dire, on s'y met, mettez aussi votre grain de sel, on vous attend, hommes ou femmes. Donnez-nous vos impressions, vos expériences, vos souhaits. L'avenir de l'Eglise le mérite bien.

A vous la parole!

Anne Soupa et Christine Pedotti


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Commentaires

Bonjour, J'ai découvert qu'il existait ce comité et m'interroge sur le besoin d'un tel groupement. Sainte Marie première figure de la chrétienté n'était-elle pas une femme ? Pouvez vous m'éclairer ? Cordialement. Serge.

Bonjour, Je ne suis pas catholique, ni baptisé, ni d'aucune autre religion. Je me définis comme athée. J'ai soixante-dix huit ans. Je suis retraité, ancien professeur d'université, biologiste. Vous vous demandez sûrement, alors, pourquoi j'ose déposer ce modeste commentaire sur votre site. Simplement parce que, en tant qu'humain d'abord, biologiste et généticien ensuite, je sais—je veux dire que pour moi il ne fait aucun doute que les femmes et les hommes devraient avoir en toute chose les mêmes droits, même s'ils ont, en partie, une physiologie différente. L'égalité biologique n'existe pas (je veux dire que nous sommes tous différents) mais l'égalité en droit est pour moi une valeur fondamentale avec laquelle on ne devrait jamais transiger. J'aime beaucoup le nom que vous avez donné à votre comité de vigilance, et depuis que j'ai lu, il y a peu, une page du journal Le Monde consacrée à votre association, je me rends fréquemment sur son site. Voilà. Bonne chance. J.DAILLIE.

Je suis Homme depuis 77 ans, et prêtre depuis 47 ans... formation scientifique puis théologique. J'ai suivi les débats autour des ministères dans l'Eglise, et j'ai apprécié votre réaction : non pas à l'égard de Mgr VingtTrois dont je connais la loyauté et qui a su présenter des excuses nécessaires pour son propos désinvolte, mais à l'égard des échos ironiques qui s'en sont régalés de manière irresponsasble. La place des femmes dans l'Eglise ? Heureusement qu'elles l'ont largement prise sans attendre qu'on la leur concède ! Elles sont présentes et actives partout, même au sein le plus profond du Vatican ! Je déplore cependant qu'on n'avance pas dans une reconnaissance sacramentelle de leur ministère, piétinant devant l'expression "Femmes Prêtres" qui me paraît non pertinente, le statut de Prêtre ayant été bâti par des hommes et pour des hommes ; les femmes méritent un statut plus respectueux des richesses de leur féminité que ce que signifie un col romain ! Reconnaissance sacramentelle, c'est bien plus qu'un "Ministère Institué" par un diplôme tamponné... où il manque une liturgie communautaire. C'est aux femmes de définir leur propre statut et de le proposer à l'Eglise.

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