Avant de vous débaptiser, rejoignez le Comité de la Jupe!

Comité de la Jupe

Certaines enquêtes signalent un accroissement des demandes de radiation des registres de baptême, 19 en un mois au lieu de 6 dans l'Eure, par exemple.
Il y  a toujours eu un petit mouvement en ce sens, mais là, on sent à plein nez "l'effet Benoît".

Ce sont de tristes démarches, parmi les plus douloureuses pour un pasteur. J'ai de la peine pour les prêtres qui doivent y souscrire.

Et en plus, vous n'êtes pas si vieux que cela...

Certes, on n'annule pas un baptême, mais on inscrit tout de même sur l'acte la mention de demande de radiation.

On aura beau dire que ces personnes n'avaient peut-être pas vraiment la foi, que le Christ est plus grand que l'Eglise, il n'empêche... dur dur!

Que dire, que faire? Seulement dire et redire à ceux qui désespèrent de l'Eglise, comme une suggestion sans jugement, que ce sont nous tous, vous et moi, qui la constituons. Et que, avant de partir, pourquoi ne pas se demander ce que l'on aimerait voir se faire si on y restait, et ce que l'on peut faire pour y rester?

Mais pour cela, mieux vaut ne pas être seul. Nous devons être nombreux et nombreuses pour espérer changer quelque chose, même si l'Evangile gagne avec le coeur de chacun, sans qu'il faille faire nombre.
Alors, avant de flancher, envoyez-nous un mail et on parle de ce que l'on peut et de ce qu'on veut faire.

Anne Soupa.

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Commentaires

"On aura beau dire que ces personnes n'avaient peut-être pas la foi" ... oui, dur dur, et plus peut-être pour celui qui demande à être débaptisé que pour le prêtre qui reçoit. A 65 ans je ne ferais pas fait cette démarche dont le sens m'échappe, mais sachez que l'abandon il y a 15 ans d'une foi que j'estime avoir été sûre a été un long processus entre doutes et engagements, entre espérance et obligation en conscience de regarder la sclérose croissante d'un système clérical de pouvoir qui se sert plus qu'il ne sert! et ceci malgré la qualité d'une partie de ceux qui le constitue. L'abandon date d'une quinzaine d'année, la peine est toujours là. Une Franciscaine m'a rapporté la parole d'un vieux prêtre "l'Église est une putain, mais c'est ma mère", je lui ai répondu que ma mère n'a pas été une putain qu'elle n'a pas vendu son âme pour un plat de lentilles (reprise en main dde théologiens jésuites puis Dominicathéologie de la libération, . La foi est-ce croire au sens du Credo comme un charbonnier, ou au sens commune de peut-être : j'espère, je doute, j'aimerai.

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