Au Cercle culturel de l'Oasis : des propos machistes

Comité de la Jupe

Étrange, surprenant, mais vrai. Le Cercle culturel de loasis, 91 rue de Sèvres, 75006 Paris, invite à une conférence dont le titre est inacceptable. Jugez-en :

Homme de Dieu Homme du monde :

Avec Elisabeth de la Trinité, « communier aux Trois à travers tout »

Par Didier Marie Golay, Frère Carme déchaux

Mardi 29 novembre 2011 de 19h15 à 20h45

91 rue de Sèvres, 75006 Paris

Les organisateurs et les auteurs font-ils attention à ce qu’ils laissent dire et écrire, à ce qu’ils disent et écrivent?

Le conférencier s’est-il rendu compte qu’il titrait des « hommes », mais qu’il parlait à partir des travaux d’une femme et qu’il escomptait sans doute être entendu par des hommes et des femmes ?

N’est-ce pas nier la chère Elisabeth de la Trinité que de parler ainsi d’elle sans faire droit à « qui elle est » ? Cela s’appelle du vol. Et que dire du « avec » pudique – en fait, plutôt impudique - qui précède son nom ! Il revient à faire d’elle un décor, le tapis que lequel on pose ses pieds, mais jamais un être de parole. Pire, elle parle, elle a parlé, mais ses paroles sont livrées aux autres, recouvertes, réutilisées par d’autres, et elles ne sont même pas dignes de la représenter elle, dans sa simple identité de femme.

On objectera peut-être que le mot « homme » englobe « de fait » hommes et femmes. N’empêche… dans son argument de présentation, le Cercle de lOasis évoque son « souci toujours plus grand de l"humain ». Alors, pourquoi garder dans le titre une formulation aussi irrespectueuse de tous ? Je dis bien de tous, car hommes et femmes pâtissent de cette attitude.

Pour une Eglise qui s’accroche, qui s’arc boute même au différentialisme entre hommes et femmes, qui n’a de cesse que de séparer les boucs des brebis, je trouve que c’est un peu fort. Si l’on croit à la différence, qu’au moins on l’honore. Sinon, on confirme implicitement que l’idéologie différentialiste n’est que le maquillage d’une domination, si intériorisée qu’on ne la voit même plus.

J’ai signalé aux trois organisatrices (des femmes, un comble !) que ce titre était une usurpation. Mes remarques, en date du 10 novembre n’ont suscité aucune réaction.

Que faire ? Nous mobiliser, bien sûr ! Je vous invite donc Der neue VideoSlot book of ra deluxe slot Full Moon Fortunes aus dem Casinoeuro versetzt euch in eine Nacht, in der ihr den Werwolf heulen hort, denn es ist Vollmond. à aller à cette conférence et à y faire valoir haut et fort qu’il est temps que les choses changent. Et de vite venir nous le dire !

Encore une fois, cela montre « la bonne conscience », pour ne pas dire l’inconscience d’une Eglise masculine, qui se pense avec des mots d’homme et les impose à tous. Une Eglise rouillée, qui reste sur un cadre patriarcal ancien, qui ne voit pas que le monde change.

Mais c’est compter sans la foi des femmes : car c’est la foi qui fait se dresser contre de telles stupidités. Sinon, nous partirions. La foi qui dit : mieux vaut rester et parler, l’Eglise, c’est nous, et tant pis pour les seaux de purin que certains nous déversent sur la tête. Oui, mieux vaut parler – et surtout se faire entendre – que de partir, car la foi est un bien plus précieux que le tracas que tous ces bons apôtres du machisme nous font subir.

Noubliez pas, mardi 29 novembre, 19 h 15, ce sera le moment de le redire, en face à face.

Anne Soupa

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