Analyses de mgr Di Falco...

Comité de la Jupe

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Lors des Assises de la Communication qui se sont tenues les 14 et 15 octobre dernier à la Conférence de Évêque de France, Mgr Jean-Michel di FALCO, président du Conseil pour la communication,
s’est exprimé sur “La communication d’Église…”

Notre attention a été attirée par le fait que certaines de ses analyses rejoignent les nôtres.

Nous vous invitons à lire  ses propos sur  son site : http://www.diocesedegap.com

Et pour vous mettre en appétit, vous trouverez, dans son homélie qui suit son discours,  une véritable invitation :

"Nous devons parler ouvertement et sans crainte tout comme Jésus a parlé ouvertement et sans crainte. Parler ouvertement et sans crainte cela revient à avoir une parole libre. La peur paralyse. Par crainte du qu’en-dira-t-on, on s’autocensure. On est bien prolixe et on s’expose inconsidérément pour défendre son amour-propre blessé, mais dès qu’il s’agit des intérêts du Royaume ou des autres, on est bien timide et on se défausse. Donc, parler ouvertement et sans crainte pour avoir une parole libre. Ne rien cacher par crainte."

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Commentaires

@Loizeau, Permettez que je vous trouve un tout petit peu injuste avec Jean-Michel Di Falco. Le texte que nous avons souhaité mettre à la disposition de ceux et celles qui visitent ce site a été prononcé aux Assises de la Communication. Son propos n'est ni de nous bénir, ni de nous maudire. Il reste que c'est lui qui a attiré notre attention sur ses propos et que nous trouvons effectivement des convergences entre ses analyses et les nôtres. Si tous les évêques s'exprimaient avec la même fermeté et la même lucidité que lui, dans un propos public, une grande bouffée d'air s'engouffrerait dans l'Église de France. Je cite pour mémoire: "L’Eglise ne peut continuer à communiquer comme si d’autres conceptions et interprétations du monde n’existaient pas. Elle a un message à proclamer, mais elle se doit d’abord d’écouter. " Ou plus loin: "Le monde s’interesse peu au fait que l’Eglise soit gardienne de la foi ou de sa foi – quelle religion n’a pas son instance de régulation et ne cherche pas à se protéger des déviances possibles en son sein ? Le monde attend de l’Eglise qu’elle vive d’une foi renouvelée, elle attend de voir les effets d’une telle foi dans la conduite du monde." Bien sûr, on peut dire que ce ne sont que des mots, mais il se trouve que se sont des mots justes et qui nous confortent. Christine pour le Comité

Suivant le principe de M Di Falco, je partage avec vous une parole libre: Le texte de M Di Falco est digne de l'URSS des années 80.Il n' y a aucune marque de soutien ou d'opposition à votre initiative, juste de lénifiantes paroles. Un petit tour dans la vie réelle des familles et de l'économie lui donnerait une perspective sur le fait que l'on attend de tous un engagement personnel dans les faits et non simplement dans les principes. Soyons certains que pour les hommes d'églises, votre initiative est une menace et que les dirigeants n'ont jamais (à la différence de la vie réelle, celle des familles et de l'économie) vécus de changement ni géré le changement. Alors des paroles de principes sont là pour nous endormir dans l'illusion d'un consensus frauduleux. Ils ne sont pas d'accord et ne vous soutiennent pas, et si vous prenez de l'ampleur, soyez certains qu'ils seront là pour vous détruire.

Comme toujours Mgr Di Falco-Leandri s'exprime avec une grande justesse. C'est un prélat intelligent, cultivé qui a un grand sens de la communication. En outre il a été lachement calomnié sans avoir eu la possibilité de se défendre dans un procès en sorcellerie, menés par les medias et de pseudo intellectuels, digne (sans jeu de mots) de ceux de Prague ou de Moscou. Monseigneur, je vote des deux mains pour vous car vous faites preuve d'une grande lucidité et ne faites pas l'autruche. Surtout ne nous livrons pas à l'anticléricalisme primaire. Critiquon les clerc quand ils le méritent mais sachons les féliciter lorsqu'il disent des choses justes et vraies. Mgr Di Falco-Leandri n'attend rien de personne : c'est un homme d'écoute qui proclame l'Evangile.

Distinger pour unir répétait Jacques Maritain. C'est la peur qui parle quand on ne distingue plus l'Eglise institutionnelle au sein de l'Eglise peuple des baptisés, quand on fait comme si l'unanimité était déjà pleinement réalisée (la vision idéaliste des Actes des Apôtres). C'est la peur qui parle dans l'Eglise quand on étouffe dans l'oeuf, chez soi (auto-censure) ou chez les autres (vite diabolisés)les questions et les critiques qui naissent de la perception qui s'acquiert sur le terrain. Ces assises et cette communication de Mgr Di Falco c'est le point de vue de l'Eglise institutionnelle et je trouve ce texte traversé d'ambiguïtés. Tout en regrettant une certaine violence verbale dans les propos de Loizeau, je partage sa critique d'un discours issu des "principes". Car c'est exactement cela que le monde ne veut plus entendre et c'est pourquoi, au nom même de la Mission, on doit avoir le courage de bousculer ce positionnement traditionnel de la hiérarchie face au "monde". Car ce qui a marché en d'autres temps est désormais contre-performant. Il est d'autre façons d'évangéliser. Il y a 4 évangiles. Et, si mes souvenirs sont bons, le texte de référence pour l'Evangélisation, celui de Paul VI que cite Mgr Di Falco parle "dialogue" plutôt que "communication". "Communiquer" et "dialoguer" ce n'est pas la même chose ! Et dit très naïvement pour aujourd'hui : Jésus n'est pas venu communiquer une vérité toute ficelée, une "doctrine" (même si Matthieu, déjà, nous le présente enseignant en de grands discours) : Lui qui venait "d'en-haut", c'est dans sa personne, dans sa vie qu'il nous a "interprété" Dieu Amour (Jean). Il s'est mis à hauteur d'homme, Il a vécu de la vie ordinaire pendant trente ans, partageant, observant écoutant, Il est entré en dialogue avec les uns et les autres (Jean): c'est cette attitude que l'Eglise tout entière, hiérarchie comprise, doit adopter aujourd'hui pour que l'Evangile travaille notre pauvre monde en profondeur. (C'est urgent) Et là encore, tout en déplorant l'excès, je partage le réalisme de Loizeau : toute institution a le souci de sa sauvegarde en tant que telle, et cherche à réduire au silence les voix qui lui rappellent ses limites ou ses contradictions. C'est tout bêtement humain...

@Christine et Anne : Je voudrais savoir ce que vous pensez des propos qui fleurissent sur le web actuellement : certains essaient de justifier à tout prix le fait que seuls les hommes puissent être ordonnés prêtres et de le "théologiser", en inventant après coup de concepts soi disant doctrinaux pour mieux figer la situation, alors que c'est "seulement" une tradition.. Ainsi Patrice de Plunkett écrit que le fait que seuls les hommes soient prêtres est un des piliers de la théologie, du sacrement de mariage et de l'Eucharistie, que c'est écrit dans le credo, ni plus ni moins. Pneumatis, un des lecteurs de Plunkett, écrit que seul un homme peut être prêtre mais, belle contradiction, il n'est plus homme lorsqu'il est prêtre et que c'est pour ça qu'il ne peut pas se marier ! en quelque sorte homme quand ça l'arrange et plus homme quand ça cesse de l'arranger !...

@Sandrine, Je vous promet une réponse circonstanciée, le plus rapidement possible. Merci de votre patience.

Une petite précision après quelques jours, et après lecture des commentaires très intéressants laissés par plusieurs d'entre vous. La question que nous devons nous poser est qu'ont à gagné les hommes d'église de votre initiative? Qu'ont ils à perdre? Mon sentiment est qu'ils ont plus à perdre qu'à gagner à voir soudain arriver des cohortes de fidèles et de cadres actifs féminins ou masculins mariés pour rejoindre la direction de l'église de France. Une perte de pouvoir, un risque de ne plus maîtriser, dominer la situation. La peur de l'étudiant quittant les bancs de l'Université pour entrer dans la vie réelle où l'on attend beaucoup de lui dans un contexte où les meilleurs sont reconnus. Aujourd'hui nos hommes d'église sont agés, voir très agés, voir très très sages et agés. Qui pourrait leur en vouloir de vouloir se soustraire au frisson de la compétition. Non qu'ils aient été excellents, bons, honnètes et sincères. Simplement ont ils le sentiment de pouvoir maîtriser un discours ouverts et libre avec un monde dont ils ne sont plus depuis des années? Comment leur en vouloir de ne pas accepter de risquer de devoir donner les clés de l'église en reconnaissance d'autres? Que feriez vous si demain dans votre vie professionnelle, on vous disait vouloir vous mettre en concurrence avec des jeunes et des professionnels aguérriés, proches de vos clients? Issus du rang même de vos clients? Auriez vous des craintes? La tentation de vous y soustraire? La résolution d'y parvenir? à tout prix car finalement la fin d'une carrière, n'est ce pas l'évolution de toute une vie? Cela va être difficile, extrèmement difficile de ne bouger cette endormie qu'est l'église ne serait ce d'un mètre, d'un centimètre, d'un millimètre alors que freineront des dizaines de milliers de cadres dans ses rangs, arc boutés par la peur de perdre les positions acquises. Souhaitons nous à tous bon courage pour cette ambition pour nos enfants de sauver du naufrage un esquif qui à chaque vague, voit sa proue passer sous la vague alors que ses capitaines frottent leurs tenues d'apparat.

Eh bien je vais vous donner "ma" réponse : l'erreur que commettent des gens comme Plunkett et autres, c'est une erreur de raisonnement : ils présupposent ce qu'ils avaient annoncé qu'ils allaient démontrer, mettant la conclusion avant la démonstration. Autre variante : présenter une conséquence comme une condition...

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